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Cotations
Œufs et ovoproduits : les importations d’Ukraine progressent

L’Ukraine envoie toujours plus d’œufs vers l’Union européenne grâce aux dispositions de solidarité. Mais les producteurs européens s’inquiètent de voir le marché communautaire déstabilisé.

oeufs emballés
Le géant ukrainien de l'oeuf Ovostar a multplié par quatre ses exportations au premier trimestre 2023
© Parlement européen

En mars 2023, l’Union européenne a importé 5 082 tonnes d’œufs et ovoproduits en provenance d’Ukraine selon les données publiées par la direction générale du Commerce. Un an plus tôt, en mars 2022, l’ensemble de ces importations, tous pays tiers confondus, se chiffrait à seulement 3 036 tonnes. 

Voir l'article plus récent : L’UE a acheté 7 fois plus d’œufs ukrainiens en 2023 qu’en 2021

En cumul sur janvier-février, les importations sont passées de 327 tonnes équivalent œufs coquille (téoc) en 2022 à 6 857 tonnes en 2023 (téoc), selon les données consolidées. Alors que la Commission a renouvelé début juin l’accès au marché communautaire à l’Ukraine sans droits de douane en gage de solidarité, plusieurs organisations professionnelles de divers pays communautaires demandent à la Commission de classer l’œuf comme un produit sensible.

C’est ainsi que les organisations professionnelles néerlandaises et polonaises ont rappelé, début juin, à leurs ministres de l’agriculture que les œufs ukrainiens sont produits par des poules élevées dans des cages qui ne respectent pas la réglementation communautaire (750 cm2/poule), et qui peuvent être nourries aux farines animales. Le n°1 ukrainien, Ovostar, dont le siège social est à Chypre, a fait le bilan de son premier trimestre, relayé par Poultry World : son cheptel atteint 6,38 millions de poules pondeuses, contre 6,8 millions un an plus tôt. Les ventes à l'exportation d'œufs en coquille se sont élevées à 105 millions, contre seulement 27 millions au premier trimestre 2022. Les marchés étrangers ont représenté 44 % des ventes de l'entreprise contre 11 % l'année précédente. Les exportations d’ovoproduits ont aussi progressé.

Les Ukrainiens victimes de la hausse des exportations

On apprend par ailleurs dans la presse ukrainienne que la production d’œufs progresse, après les fortes pertes de cheptel engendrées par l’invasion l’an dernier, et que les opérateurs du pays commencent à se familiariser avec la nomenclature européenne (œufs de classe A et B, catégories de poids XL, L, M, P…) qui devrait entrer en vigueur en janvier 2028. A noter que les Ukrainiens subissent une forte envolée des prix des œufs depuis un an, notamment à cause du déficit sur le marché national lié à l’envolée des exportations, selon un autre titre de presse local.

Les prix des œuf toujours en baisse vendredi 16 juin en France

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