Brice Beaumont cultive 27 ha de vignes majoritairement en AOP lirac, sur des terroirs similaires à ceux de Châteauneuf-du-Pape, donc composés de gros galets roulés. "Ce ne sont pas des sols faciles à travailler", confesse le vigneron. S'il a testé par le passé la herse rotative, il n'a pas été convaincu. "Je sentais que ça forçait, ça n’était pas agréable à la conduite et il y avait beaucoup d’usure", relate -t-il
"Quelque chose de simple, sans hydraulique ni électronique"
En mai 2020, il fait l’acquisition d’une charrue décavaillonneuse. " Je voulais quelque chose de simple, sans hydraulique ni électronique ", explique-t-il. Une simplicité qu'il retrouve dans l'absence de réglages, si ce n'est du dévers. "On a juste à atteler ; c’est d’une simplicité extrême d'utilisation", commente le vigneron. Travaillant à 5cm de profondeur, la charrue décavaillonneuse se montre aussi efficace dans les terroirs de gros galets que sur des sols peu caillouteux, Brice Beaumont en a fait le test. Il a par ailleurs acheté en plus un cadre extensible qui lui permet de travailler dans les rangs de 2,20 m à 2,50 m. "Du fait de l’absence d’hydraulique, c’est également un outil très abordable. Au total, avec le cadre, les deux versoirs et les roues de jauge, ça m’a coûté 9 700 € HT ", pointe-t-il.