Pour gagner en temps et en confort de travail, le Gaec Gayraud-Montals, en Aveyron, a fait le choix d’un système de mélange et de distribution de l’alimentation tout automatisé.
« Je voulais un système d’alimentation simple, que n’importe qui puisse utiliser. » Benoît Gayraud est éleveur de 500 lacaunes laitières à Montals, en Aveyron, en Gaec avec son père Yves. Il s’est équipé il y a un an d’un système d’alimentation entièrement automatisé. Gain de temps, simplicité du travail, rations bien mélangées et calibrées : l’éleveur y trouve de nombreux avantages. Un système de pointe, pourtant très simple d’utilisation, qui lui permet d’être facilement remplacé par sa salariée: « Il n’y a qu’à appuyer sur un bouton pour activer le système. C’est à la portée de n’importe qui », se réjouit-il. Cette solution d’automatisation est commercialisée par l’entreprise aveyronnaise T2A. Le Gaec a déboursé au total 150 000 euros hors taxes, pour s’équiper d’une mélangeuse, de tapis convoyeurs et pour automatiser la distribution.
Tout commence avec une mélangeuse Cormall fixe et inclinée de 30 m3. Elle est chargée par tracteur, une fois par jour, avec des fourrages, que ce soit du foin en bottes carrées ou de l’enrubanné. « C’est ma cuisine », résume Benoît. La mélangeuse pèse les ingrédients.
Un écran tactile permet de la piloter en direct : on peut y saisir la composition de la ration, ainsi que les quantités à distribuer par tapis d’alimentation.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Une fois les fourrages mélangés, ils sont pesés et transportés sur un tapis convoyeur Albouy jusqu’aux quatre tapis d’alimentation de la bergerie. La quantité de fourrages distribuée peut être adaptée par tapis. La vitesse de convoyage des tapis est automatiquement modulée. À chaque entrée de tapis, des trémies distribuent des céréales. La quantité de concentré distribuée peut être différente d’un tapis à l’autre et est donc adaptée aux différents lots de brebis. Les rations des différents lots sont construites avec un nutritionniste. Les refus sont aspirés par le retour des tapis. « Le coût de fonctionnement à la journée, comprenant le mélangeage et la distribution, n’est que de quatre à cinq euros », estime Benoît.
Le travail de distribution de la ration est ainsi simplifié au maximum. La distribution a lieu automatiquement deux fois par jour en période de traite. Résultat : « Nous avons gagné une heure de travail par jour. » Même si l’éleveur n’a pas encore de recul sur plusieurs années de mise en œuvre du système, il juge la première année de fonctionnement satisfaisante. La ration est plus homogène, mieux mélangée et les refus ont diminué. « On y gagne », conclut Benoît. Au bout du compte, le coût alimentaire est passé de 36 % en 2024 à 23 % en 2026. La production moyenne laitière en début de traite est passée de 2,8 à 3,5 litres par jour et par brebis. À voir si cette tendance à la hausse se confirmera avec les années.