"Nos génisses sont dressées dès 3 mois aux logettes", dans le Jura

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A quatre mois, les génisses décollent en croissance à vue d’œil sous l’effet conjugué de l’alimentation et du bâtiment. Crédits : © E. Bignon
Le bâtiment date de 2018. Crédits : © E. Bignon

Au Gaec du Tilleret dans le Jura, le bâtiment en logettes sur caillebotis, qui date de 2018, contribue à l’amélioration de l’élevage des génisses grâce à un meilleur confort. 

« En 2018, nous avons créé un nouveau bâtiment pour les élèves afin de rassembler toutes les bêtes sur le même site d’exploitation », exposent les associés du Gaec du Tilleret. Le nouveau bâtiment mesurant 60 mètres de long sur 17 mètres de large, comprend 110 places de logettes et autant de cornadis et accueille les génisses dès 3 mois, du sevrage jusqu’au vêlage. 

Concevoir un bâtiment avec des logettes pour les génisses se révèle assez original, et sur caillebotis, cela l’est encore plus. « Le système lisier n’apparaît pas très répandu au pays du Comté, mais il nous donne entière satisfaction, soutiennent les éleveurs. Nous voulions un bâtiment confortable pour les animaux et qui nous facilite le travail. »

Bâtiment génisses avec logettes

 Les éleveurs ne passent pas plus d’une heure par jour pour gérer les 100 génisses pour un résultat très propre. « Ce qui nous prend le plus de temps, c’est de racler les logettes. Il faut compter 15 mn matin et soir. » La distribution du foin et regain intervient le matin à l’aide de la mélangeuse, et le fourrage est repoussé manuellement tous les soirs. 

Autre avantage : il n’y a plus besoin de pailler. « En plus du temps gagné, c’est une source d’économie non négligeable, environ 20 tonnes par an. »

Aucune génisse ne se couche par terre

Le bâtiment, dont la toiture est isolée, comporte deux rangées de logettes cul à cul avec matelas. Il est scindé en trois parties, pour trois catégories d’âge. L’équipement pour les logettes se révèle identique partout. Seuls les réglages de profondeur, de hauteur au garrot et de largeur diffèrent. 

« En termes de bien-être animal, ce bâtiment est top, estime Jean-Charles Roussey. L’ambiance est bonne, il n’y a pas d’odeur et les animaux sont propres. Les génisses s’adaptent très bien aux logettes. Même au début, aucune ne se couche par terre. Et une fois arrivées dans la stabulation des laitières, elles ont déjà pris le pli, ça roule tout seul. »

 

Côté éco 

Le bâtiment a coûté 450 000 € en 2018

-265 000 € bâtiment

-140 000 € fosse et maçonnerie

-17 000 € racleurs

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Bourgogne-Franche-Comté
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-10 000 € mixeurs

-18 000 € matelas

 

Fiche Elevage

3 UMO

85 vaches à 8 000 l

55 génisses élevées par an

152 ha de SAU dont 40 de prairies permanentes, 102 de prairies temporaires et 10 d’orge

 

 

 

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