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Foie gras : pourquoi 2023 s’annonce mieux

L’interprofession du foie gras est plus sereine à quelques semaines des fêtes de fin d’année.  

© Martin Baron

L’interprofession du foie gras (Cifog) s’est réunie hier à Paris à l’occasion d’une conférence de presse. « Aujourd’hui, la tonalité est différente des années précédentes. Elle est sous le signe de l’espoir », annonce Eric Dumas, le président du Cifog. 

20 % de production en plus 

« Les professionnels reprennent leurs marques et anticipent cette année une reprise de production estimée à ce jour à + 20 % par rapport à l’an passé. Toutefois, du fait du peu de stocks restant en début d’année, l’offre sera sensiblement équivalente à celle de l’an dernier », explique Marie-Pierre Pé, directrice du Cifog. « C’est pourquoi, les professionnels conseillent vivement aux consommateurs de ne pas attendre la dernière minute pour faire leurs achats s’ils veulent à coup sûr profiter du foie gras de leur choix pour les fêtes », ajoute la directrice du Cifog. 

Source : Cifog 
La production de foie gras a baisse de 50 % en dix ans.

En 2021, l’offre avait reculé de 19,2 % comparé à 2020. Côté prix, le foie gras devrait connaître une hausse de 5 % sur un an selon Marie-Pierre Pé. 

Lire aussi : Foie gras : à quels arbitrages s’attendre pour les fêtes de fin d’année ?

 

Le produit festif le plus rémunérateur 

Le foie gras est le produit festif le plus rémunérateur pour les magasins, devant le champagne et le saumon fumé. Le foie gras mi-cuit rapporte quatre fois plus de chiffre d’affaires qu’un produit festif moyen en hypermarché selon Circana. En conserve, les résultats sont aussi positifs, avec un chiffre d’affaires 34 % supérieur à la moyenne des produits festifs. 

Trois années de grippe aviaire 

De 2020 jusqu’à juillet 2023, « nous avons connu le plus long épisode ininterrompu d’influenza aviaire jamais connu », rappelle Marie Laborde, ingénieure au Cifog. Autre fait inédit, « pour la première fois, la grippe aviaire s’est étendue de l’Occitanie au Périgord, en passant par les Pays de la Loire, région abritant la majeure partie des couvoirs de canetons et des élevages de reproducteurs », complète l’ingénieure du Cifog. Pour rappel, « 1 400 foyers de grippe aviaire ont été recensés, 3,8 millions de canards de la filière foie gras ont disparu et 6 millions de canards n’ont pas été mis en place », insiste Marie Laborde. La vaccination mise en place, dès le 2 octobre, devrait concerner 64 millions de canards sur une année. De quoi relancer la consommation en France et à l’étranger, sauf peut-être au Japon, réticent au vaccin. 

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