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Europe
Exportations records pour l’agroalimentaire irlandais en 2021

Malgré le Covid et le Brexit, Bord Bia annonce que l’Irlande a exporté pour 13,5 milliards d’euros de produits agroalimentaires en 2021, un record.

© fsHH

Les exportations irlandaises de produits agroalimentaires ont atteint 13,5 milliards d’euros l’an dernier, un niveau historique et une progression de 4% par rapport à 2020, mais aussi de 2 % par rapport à 2019 rapporte Bord bia.

 Les exportations représentent 37 millions d’euros par jour, vers 180 pays

Des débouchés diversifiés

L’Irlande s’attache à être moins dépendante de son turbulent voisin. En 2016, le Royaume-Uni était destinataire de 37 % des exportations, cette part est descendue à 33 % en 2021, au profit des pays tiers.

Les destinations les plus dynamiques en 2021 étaient les États-Unis, avec un bond de 22 % grâce notamment au whisky, mais aussi l’Afrique (+12 %) et l’Asie du Sud Est, qui a pesé plus de 500 millions d’euros pour la première fois (+20 %).

Plus d’un milliard d’€ de fromages

Les exportations de produits laitiers ont été dynamiques l’an dernier, dépassant 5 milliards d’euros pour la troisième année consécutive. La majorité des envois étaient orientés vers des clients autres que l’Union européenne et le Royaume-Uni pour la première fois. Les exports de fromages ont notamment bondi de 15 % à plus d’un milliard d’euros, et ont su conquérir de nouveaux marchés, notamment l’Afrique du Nord. Malgré la baisse des achats britanniques, les ventes de beurre ont progressé de 3 % à 997 millions d’euros grâce aux bonnes demandes communautaires et américaines. La baisse de la demande en poudre de lait infantiles en Chine a été compensée par une bonne orientation des envois d’ingrédients laitiers dans la région.

+4 % pour le bétail et viande

Avec plus de 3,5 milliards d’euros, les exportations de bétail et viande pèsent lourd dans la balance irlandaise et progressent de 4 %. Une hausse qui cache des disparités selon les produits considérés. Les exportations de viande bovine ont ainsi bondi de 9 % à plus de 2,1 milliards d’euros, grâce à la bonne demande continentale et britannique. Malgré quelques ralentissements liés au Brexit en début d’année, le commerce c’est accéléré par la suite, d’autant plus quand les restrictions sanitaires touchant le secteur de la restauration se sont allégées. A noter que cette hausse en valeur cache en réalité une baisse e 11 % des volumes, mais les prix ont fortement progressé sur fond de disponibilités européennes en baisse.

A l’inverse en porc, les exportations ont reculé en valeur de 3 % (à 542 millions d’euros) tandis qu’elles augmentaient en volume de 3 %. 67 % des envois sont destinés à l’Asie et l’Irlande a souffert du ralentissement de la demande chinoise.

Le marché de la viande ovine s’est montré au contraire florissant, avec des envois en hausse de 15 % pour atteindre 450 millions d’euros, dans un contexte de bonne demande et de baisse de l’offre, les exportations ont d’ailleurs reculé de 9 % en volume, mais les prix grimpaient. Les exportateurs irlandais ont pu renforcer leur position en Europe grâce au désengagement de la Nouvelle-Zélande.  

En volailles, le Royaume-Uni est le premier client de l’Irlande or le commerce a été perturbé avec le Brexit, ce qui s’est traduit par une baisse des ventes de 15 % à 128 millions d’euros. Les exportations vers les pays tiers étaient aussi moins dynamiques.

Les envois d’animaux vivants ont atteint 214 millions d’euros, c’est 7 % de plus qu’un an plus tôt, la hausse des prix des bovins compensant la baisse en ovins et surtout porcins.

Inégal en produits de la mer

SI les exportations de produits de la pêche et de l’aquaculture ont progressé de 6 % à 485 millions d’euros, cette hausse cache des disparités. En effet, les petits pélagiques ont reculé, plombé par le quota en baisse pour le maquereau. Le saumon a aussi reculé en valeur, à 98 millions d’euros (-8 %) dans un contexte commercial plombé par la pandémie et une compétition plus forte. Les envois de poissons blancs ont chuté de 15 % en valeur. En revanche ceux de coquillages ont bondi de 25% à 165 millions d’euros.

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