Des approvisionnements en œufs alternatifs très tendus
L’évolution des prix des œufs français, au 20 août 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la Cotation œuf français. Cette nouvelle cotation des œufs tout-venant a été élaborée en concertation avec les opérateurs de la filière. Elle se décline sur deux spécifications : conditionnable et non conditionnable. Les œufs de code 2 seront cotés dès que les volumes échangés le permettront.
L’évolution des prix des œufs français, au 20 août 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la Cotation œuf français. Cette nouvelle cotation des œufs tout-venant a été élaborée en concertation avec les opérateurs de la filière. Elle se décline sur deux spécifications : conditionnable et non conditionnable. Les œufs de code 2 seront cotés dès que les volumes échangés le permettront.
Œuf conditionnable :
En œufs calibrés, l’activité reprend avec régularité. Plusieurs opérateurs rapportent avoir du mal à répondre à l’intégralité des commandes, d’où une nouvelle hausse des tarifs. Le petit, assez présent au mois d’août, est désormais moins disponible et ses cours rejoignent la dynamique générale. À noter que vers certains marchés de gros, des opérateurs évoquent toujours la concurrence internationale.
En tout-venant vers le conditionnement, les commandes d’œufs sont dynamiques dans l’ensemble. Les œufs bio et Label Rouge sont très peu présents, conséquences des coups de chaleur de l’été, d’où des commandes un peu plus fortes en plein-air, dont les ventes restent bien orientées. La demande reste très forte en code 2. Les récents cas de salmonellose en Europe ont fait évoluer la stratégie de certaines enseignes qui privilégie le code 3 français plutôt que de l’importation pour le moment.
Lire aussi : Les ventes d’œufs bio ont ralenti pendant l’été
Œuf non conditionnable :
Le marché des œufs cage spot pour l’industrie est régulier, avec une tendance à la fermeté. Néanmoins l’ambiance commerciale reste assez complexe. Les commandes d’ovoproduits sont certes plus importantes qu’il y a quelques semaines mais de l’avis général, l’effet rentrée est assez mesuré comparé à d’autres années. La prudence des consommateurs au moment de faire leurs courses expliquant ce tassement. Dans le même temps, plusieurs usines agroalimentaires doivent limiter leur utilisation d’eau à cause des restrictions sécheresse, ce qui se traduit sur leur production et donc sur leurs besoins en ovoproduits. Enfin, beaucoup d’utilisateurs d’ovoproduits ont basculé ou basculeront à court terme leurs cahiers des charges pour sortir de la cage. D’où une demande très pressante en code 2 que la production française ne peut pas alimenter. Les échanges en spot étaient toujours très limités et devraient le rester ces prochaines semaines. Les importations restent donc régulières et les gros opérateurs européens affichent des prix en hausse.