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Déconsommation de viande : « les pertes sèches sont énormes » pour Kantar

Si la viande reste un pilier des assiettes des Français, la baisse des achats au rayon traditionnel pèse lourdement sur les protéines animales, car les reports sont minimes, expliquent Anne-Sophie Bielak et Gaëlle Le Floch de Kantar dans un récent podcast, où elles donnent trois conseils aux entreprises du secteur.

rayon viande en gms
Il y a peu de report du rayon frais traditionnel vers les autres rayons, la baisse des achats de viande est donc une perte pour les opérateurs des protéines animales
© Virginie Pinson

Le quart des dépenses alimentaires des ménages reste consacré aux protéines animales (viande, volaille, produits de la mer et œufs) soit 1 193 €/an et par foyer. Cette part atteint même 36,5 % si l’on y ajoute les produits laitiers, selon  Anne-Sophie Bielak, senior Knowledge Manager à Kantar Worldpanel.

Pourquoi diminuer sa consommation de viande ?

Si les Français disent diminuer leur consommation de viande pour des raisons de santé, la raison « c’est trop cher » a bondi de 12 points par rapport à 2020.

Les produits frais traditionnels sont les plus impactés

Au rayon du frais traditionnel, poisson, volaille et viande de boucherie sont les segments les plus impactés. « il y a une très forte élasticité prix de ses produits » explique Gaëlle Le Floch, Strategic Insight Director de Kantar. Anne-Sophie Bielak insiste « les pertes sèches sont énormes, car il y a peu de report d’une protéine animale à l’autre : 74 % de ce qui n’est pas vendu en viande du rayon trad n’est pas répercuté ailleurs, quelle que soit la technologie ». La part atteint 61 % pour la volaille et 73 pour le jambon à la coup. Les rares reports bénéficient aux produits laitiers, qui résistent même auprès des flexitariens et à la charcuterie, qui bénéficie du double effet prix et conservation. « De manière atypique il y a tout de même quelques reports de la viande vers la conserve de viande et le rayon traiteur, du jambon vers les œufs, de la volaille trad vers le jambon de volaille » nuance l’analyste.

Les trois conseils d’ Anne-Sophie Bielak aux entreprises des protéines animales

  •  « Penser la concurrence au-delà de leur univers, le concurrent direct est souvent une autre protéine animale »
  • Elargir sa gamme sur des produits élaborés ou de longue conservation, pour être plus pratique et peut-être moins cher
  • « Investir le milieu de gamme », l’analyste donne l’exemple de l’œuf où le segment le plus en croissance est le plein-air, pas le bio ni le Label Rouge.

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