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Dermatose nodulaire : quelles conséquences sur les exportations de viande, produits laitiers et génétique ?

Les exportations françaises de viande bovine, de génétique et de produits laitiers notamment au lait cru, sont soumises à des restrictions à destination de plusieurs pays dont le Royaume-Uni à cause des cas de dermatose nodulaire contagieuse détectés en Savoie. 

un conteneur aux couleurs du drapeau français avec un point d'interrogation dessus
Plusieurs pays interdisent les importations de produits animaux de pays touchés par la dermatose nodulaire contagieuse
© Généré par IA

Quatre foyers de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) ont été confirmés en Savoie au 6 juillet, suivant l’apparition de la maladie en Sardaigne. Cette maladie, qui se transmet par les stomoxes et les taons, n’est pas transmissible à l’homme. En revanche, cette maladie animale est fortement préjudiciable à la santé des bovins et conduit à des pertes de production importantes, explique le ministère.

Des restrictions à l’export de viande à cause de la dermatose nodulaire contagieuse

Le Royaume-Uni a annoncé restreindre immédiatement ses importations en provenance de France pour les animaux vivants, les abats, les cuirs et peaux (sauf traités selon le protocole de l’Omsa), ainsi que tout les coproduits de bovins, hormis gélatine et collagène, s’ils n’ont pas été traité avec une température interne minimale de 65 ° C pour 30 minutes. L’Australie, qui n’a jamais été touché par la maladie et craint de l’être, a fortement réduit ses autorisations d’importation, ce qui touche notamment le pet-food contenant des produits bovins. Les produits en transit seront évalués et pourront être acceptés s’ils ont été produits avant le 28 avril.

Lire aussi : Viande bovine : pourquoi la France importe moins et exporte plus en 2025 

 La Chine et le Japon ont également fermé leurs marchés à la viande bovine française et aux abats, tout comme la Corée du Sud qui exige une absence de cas pendant 3 ans. Parmi les autres pays n’autorisant que les produits en provenance de pays indemnes de la DNC, on note aussi l’Algérie, le Brésil, le Cambodge, l’Irak, le Maroc, la Tunisie et le Vietnam.

Les produits laitiers concernés par les restrictions à l’export  

Le Royaume-Uni ne délivrera plus de certificats vétérinaires permettant l’importation de lait cru et de produits au lait cru. Les produits laitiers thermisés entrés en affinage avant le début de l’épidémie pourront néanmoins être importés. Mêmes restrictions vers le Canada, qui semble néanmoins accepter un principe de régionalisation. Vers l’Australie, ce sont tous les produits alimentaires contenant plus de 10 % de produits laitiers français ou italiens qui sont dorénavant interdits, hormis les chocolats. En revanche, fromages et beurres peuvent continuer à être exporté, tout comme le lactose. L’Australie n’a pas mis en place de procédure de régionalisation pour la DNC avec les autres pays touchés. Elle ne reconnait pas non plus les tests visant à détecter la présence de la DNC dans les aliments.

Lire aussi : Produits laitiers : la France garde sa place de quatrième exportateur mondial

Les exportations de génétique bovine limitées par la DNC

Parmi les pays interdisant les importations de sperme et embryon en cas de DNC, on note les États-Unis (interdiction à partir du 30/04), la Mongolie, le Japon, et la Corée du Sud. 

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