Vague de chaleur : la collecte laitière a dévissé de 11 % en semaine 26
L’impact de la vague de chaleur sur la collecte laitière est net, avec des volumes qui reculent de 10,9 % d’une semaine sur l’autre, et qui se situent bien en dessous de leur niveau d’un an plus tôt.
L’impact de la vague de chaleur sur la collecte laitière est net, avec des volumes qui reculent de 10,9 % d’une semaine sur l’autre, et qui se situent bien en dessous de leur niveau d’un an plus tôt.
La collecte française de lait de vache s’est repliée de 10,9 % entre les semaines 25 et 26, selon les données FranceAgriMer. Les baisses hebdomadaires les plus prononcées ont été recensées en Centre-Val de Loire (-14,5 %), en Bretagne (-13,6 %), Pays de la Loire (-12,6 %), en Normandie (-13,2 %), l’épicentre de la vague de chaleur historique qui a touché la France en juin.
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Une nette chute de la collecte de lait par rapport à 2025
Sur la semaine 26, les volumes de lait collectés sont inférieurs de 7 % à leur niveau de la même semaine un an plus tôt. Là encore, ce sont les régions Centre-Val de Loire (-12 %), Bretagne (-14,4 %), en Normandie (-12,5 %), Pays de la Loire (-10,7 %) qui accusent le coup. À noter la stabilité sur un an de la Bourgogne-Franche-Comté et la fermeté en Auvergne-Rhône-Alpes (+2,4 %), Hauts de France (+4 %) et Occitanie PACA (+4,2 %). Ces bassins avaient été très pénalisés par la FCO l’an dernier.
Des baisses de collecte plus ou moins prononcées selon les territoires
L’OP Les 3 Rivières, collectif de producteurs en Mayenne, Sarthe et Maine et Loire, rapporte une chute de la collecte de 7,33 % sur le mois de juin 2026 comparé à juin 2025. La baisse atteint 6,2 % en MSU.
Juste après la canicule, le 30 juin, la FNPL communiquait « selon les territoires, les premières remontées font état de baisses de collecte pouvant atteindre 20 % ». Lactalis, premier collecteur de lait en France (5 milliards de litres par an), rapportait de son côté avoir « observé une baisse de la production de lait d’environ 10 % compte-tenu des températures élevées », sans impact sur le fonctionnement de ses sites, selon Agra Presse.
Une collecte laitière déjà freinée depuis avril
La collecte laitière française était déjà freinée depuis avril, sous l’effet d’une météo peu favorable à la pousse de l’heure, et de la FCO qui a décalé les vêlages. La reprise des vêlages qui s’opère laissait attendre un retour de la croissance, mais la sécheresse et les conditions météo éprouvantes pour les animaux pourraient changer la donne.