Lait de chèvre : après la canicule, « la reprise s’annonce difficile » selon Mickaël Lamy
L'année 2026 avait plutôt bien commencé pour la filière laitière caprine, affichant une hausse de 6 % de la collecte par rapport à 2025. Les deux épisodes caniculaires ont profondément perturbé cette évolution, avec des conséquences attendues sur le second semestre.
L'année 2026 avait plutôt bien commencé pour la filière laitière caprine, affichant une hausse de 6 % de la collecte par rapport à 2025. Les deux épisodes caniculaires ont profondément perturbé cette évolution, avec des conséquences attendues sur le second semestre.
Au cours des deux dernières années, la filière laitière caprine a fait face à des conditions climatiques instables qui ont considérablement affecté la production nationale. En 2024 et 2025, les fourrages de mauvaise qualité en raison de récoltes peu optimales, ont pénalisé la quantité de lait produite. Au premier semestre 2026, la filière a retrouvé son niveau de production maximal, avec une augmentation de 6 % sur un an.
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La canicule touche le lait de chèvre
L’épisode de canicule a interrompu l’élan de la production du lait de chèvre, entraînant une chute de la collecte de 10 % les semaines de canicule. « La reprise s’annonce difficile pour la filière » selon Mickaël Lamy, Président de l’Association Nationale Interprofessionnelle Caprine (ANICAP). Les éleveurs redoutent des difficultés en fin d'année, notamment avec une consommation anticipée des stocks de fourrage de 3 mois par rapport à la normale. Ils devront donc anticiper les achats de fourrage qui se feront rares donc chers. Les éleveurs expriment aussi des problématiques dans les plannings de reproduction à cause des conditions de températures extrêmes. « Cela mène des incertitudes pour les années à venir » s’inquiète Mickaël Lamy à l’idée de nouveaux épisodes climatiques extrêmes.
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Une flambée des coûts de production du lait de chèvre
Depuis 2022, les coûts de production et d'installation imposent une pression importante sur la filière, avec des frais d'équipement d’élevage qui réduisent considérablement la marge sur le litre de lait. « Il manque au moins 50 €/1000 litres pour couvrir l’augmentation des coûts d’investissement » exprime M. Lamy. L’interprofession souligne la difficulté financière des éleveurs caprins et réclame une prise en compte de ces coûts dans les négociations commerciales.
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Travailler au renouvellement des générations d’éleveurs
La filière du lait de chèvre fait face à une diminution de 10 % du nombre de ses producteurs au cours des dix dernières années en raison de départs en retraite non remplacés. Néanmoins, depuis quelques années l’accès à cette profession se diversifie, attirant une part importante de jeunes agriculteurs (75 % sont des femmes) au sein des centres de formation.
Une filière lait de chèvre diverse
La production laitière caprine française a compté 685 millions de litres de lait en 2025 dont 188 millions transformés directement à la ferme, selon le bilan de l’Anicap. 3 300 producteurs fermiers, présents sur tout le territoire produisent et transforment le lait de chèvre directement à la ferme. De plus, 2 400 producteurs livreurs, collectés par les laiteries, produisent la moitié de la production française en Aquitaine, Pays de la Loire, région Centre, Occitanie et Auvergne Rhône-Alpes.