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International
Interdiction d’engrais chimique : moins de thé Sri Lankais à venir

La production et les exportations de thé devraient chuter au Sri Lanka. La production bio ne prend pas le relai, le thé bio restant un marché de niche.  

© Jürgen Scheffler de Pixabay

Le Sri Lanka, le quatrième plus grand producteur de thé dans le monde pourrait bien voir son industrie menacée par l’interdiction d’importer des engrais chimiques suite à la pénurie aigüe de devises étrangères. Selon les informations relayées par le site Economynext, la production et les exportations de thé Sri Lankais pourraient chuter de 25 % et de 40 à 50 % respectivement au cours des six prochains mois. Les exportations du pays s’élevaient à 766 millions de dollars en juillet 2021, soit une hausse de 9 % sur un an. Or avec cette nouvelle mesure, « la réduction à long terme du rendement des plantations de thé est inévitable" explique l’association des planteurs de thé du Sri Lanka. Cette dernière a fait part de ses inquiétudes quant à l’utilisation d’engrais bios à grande échelle. Une quantité plus élevée doit être appliquée, ce qui nécessite plus de main d’œuvre et des surcoûts de production.  

Bio : un marché difficile à se positionner  

Le Sri Lanka a été l’un des pionniers du thé biologique dans les années 80. Les quantités produites restent aujourd'hui très faibles. C’est un marché de niche qui peine à croitre. L’une des principales raisons étant les coûts élevés de production. Selon la presse locale Daily FT,

Le prix du thé bio doit être multiplié au moins par trois ou par quatre pour compenser l'augmentation des coûts de production.

Après de nombreuses années, la plupart des plantations de thé certifiées Bio au Sri Lanka ont abandonné leur production. Seules quelques entreprises capables d’absorber des pertes sur une longue durée et ayant investi d’importantes sommes dans le marketing résistent. 

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