Les marchés de gros peuvent être des acteurs majeurs du regroupement de l’offre biologique en un même lieu et facilitateur de la mise en relation entre l’offre et la demande. Quant à la grande distribution, elle tire toujours la croissance du marché et ambitionne de garder la main dans les années à venir. Et pour cela, le modèle n’est pas toujours simple à trouver.
Le dynamisme du marché du vin biologique est indéniable. L'essor de la demande soutient un rythme élevé de conversions. Si la tendance semble durable, elle repose sur des piliers économiques et commerciaux qui restent à consolider.
Le projet de nouveau règlement européen pour l’agriculture biologique tend à durcir les conditions d’élevage du porc bio. Mais il prévoit aussi des assouplissements pour faciliter les installations et le renouvellement des certifications.
Benoît Soury, directeur marché bio du groupe Carrefour, revendique un engagement fort de l’enseigne dans la construction de filières biologiques françaises. Moyen efficace de conserver sa place de leader de la distribution de produits bio, estime l’enseigne
Le fort développement de la production de ces dernières années bouscule la filière qui a quelques difficultés à absorber cet afflux. Mais, elle parvient à maintenir les prix.
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Après avoir été à la traîne, les grandes cultures s’engagent de plus en plus massivement sur ce marché. L’écart entre la demande et la collecte est désormais résorbé en blé. Des structures de plusieurs centaines d’hectares franchissent le pas, parfois en convertissant toute la surface d’un seul coup. Longtemps confinées aux zones de moindre potentiel, ces conversions concernent maintenant les grands bassins céréaliers à haut rendement. Cette nouvelle donne soulève des questions, auxquelles ce dossier apporte un éclairage.
La protéine végétale bio dans l’alimentation des monogastriques était un des sujets de la journée inter-filières, qui s’est déroulée en numérique le 9 décembre 2020. Il y a été notamment question de l’objectif du 100 % bio à atteindre dans l’alimentation des élevages au 1er janvier 2022 et des approvisionnements origine France.
Pour préserver la biodiversité, « les entreprises doivent aller plus loin que le règlement européen ». C’est ce qu’estime le Synabio, le Syndicat national des entreprises bio agroalimentaires. A l’issue d’un travail collaboratif effectué avec ses adhérents, le syndicat publie des indicateurs de progrès qu’il encourage à déployer dans les entreprises bio à l’horizon 2022 et 2030.
« Il est hors de question que les producteurs de lait bio soient la variable d’ajustement » avertit la FRSEA des Pays de la Loire dans un communiqué, alors que les perspectives sur le marché du lait bio « sont particulièrement incertaines ».
Avec des mises en place de pondeuses en croissance de 60 % de début 2017 à fin 2019, le marché de l’œuf bio s’envole. Cette année, il est dopé par la crise sanitaire du SARS-CoV-2, arrivée au moment d’un risque réel de surproduction. L’oeuf bio doit beaucoup son succès à son prix modéré. Pour maîtriser les coûts et fournir suffisamment, la tentation d’élevages de grande taille est forte, d’autant que le futur règlement européen le permet.