Monde : La grenade, le superfruit multi-usage, continue sa croissance

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La production mondiale de grenades tourne autour de 8,1 Mt sur 835 950 ha plantés et un rendement moyen de 9,69 t/ha. Inde, Chine et Iran en produisent 70 %. Selon les données 2021 de l’agroéconomiste Louw Pienaar, relayée par le label Friend of the Earth lors d’un webinar le 24 novembre, la grenade observe un succès fulgurant puisque la production est passée de 2,5 Mt en 2012 à 5,8 Mt en 2019, soit une croissance annuelle de 12,6 %. La Turquie, avec 155 000 t en 2019, est le plus grand exportateur mondial (23 %), suivi de l’Égypte (19 %) et de l’Inde (10 %). En valeur, les exportations ont augmenté de 11 % par an.

L’Irak est le premier importateur avec 91 611 t en 2019 (selon ITC, 2021), suivi de la Russie (86 723 t) et des Pays-Bas (74 754 t). Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Pakistan et Bangladesh sont aussi des importateurs importants. « Alors qu’il n’y a qu’une poignée de grands pays exportateurs, des volumes importants sont importés par environ 58 pays, souligne Nadir Abi Nassif, responsable Certification et Accréditation de Friend of the Earth. Les importations sont en hausse depuis 2012 et en valeur elles ont augmenté plus vite que les volumes importés, ce qui indique ,des prix en hausse sur la période. »

Dario De Lisi, directeur marketing et commercial à Masseria Fruttirossi, explique le succès : « La grenade est un super-fruit : elle a bon goût, un bel aspect avec sa couleur rouge, est riche en vitamines, minéraux et anthocyanines, donc à un très bon support santé. Elle a aussi une multitude d’usages ». Environ deux tiers des grenades sont destinés à l’industrie alimentaire sous une grande diversité de formes (frais, jus, sirop, huile, gomme, poudre), la cosmétique et la pharmacie étant les autres débouchés.

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« C’est un fruit très ancien – on en parle jusque dans la mythologie  ,grecque – qu’on trouve dans les jardins privés, mais jusqu’ici peu produit à échelle commerciale et industrielle, continue-t-il. Face à l’attrait grandissant pour le local et les produits healthy, Masseria Fruttirossi a lancé des plantations dès 2014 en Italie à Castellaneta (Tarente). Notre projet Lome Super Fruit compte désormais 350 ha pour le frais et l’industrie, 12 000 t espérées pour l’année prochaine et une usine de transformation au pied des champs pour des jus HPP depuis 2019. »

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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