Les trois temps forts de l’année 2025

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L'AOP roquefort est centenaire Crédits : © B. Morel
Les Ovinpiades fêtent leurs 20 ans Crédits : © B. Morel
Tech-Ovin, le salon national du mouton Crédits : © B. Morel

En 2025, malgré la fièvre catharrale ovine et la prédation toujours présentes, la filière ovine s’est une fois de plus animée et fédérée autour de la passion du mouton. Et il faut croire que cette passion est contagieuse : la filière parle aux jeunes et convainc. Retour sur trois événements qui ont marqué 2025.

 

Tech-Ovin, le salon national du mouton

La quatorzième édition du salon professionnel des filières ovines s’est tenue à Bellac, en Haute-Vienne, les 3 et 4 septembre. Quasiment 17 000 visiteurs ont répondu présent, une fréquentation en progression, ainsi que 300 exposants. Au cœur des discussions sur le salon, le défi du renouvellement des générations, bien sûr. L’occasion de convaincre les 1200 apprenants d’établissements agricoles visitant le salon de choisir l’élevage ovin. Mais aussi la gestion sanitaire des troupeaux. Pour la première fois, Tech-Ovin s’est doté d’un pôle santé porté par GDS France. Une façon de répondre aux crises sanitaires auxquelles est confrontée la filière ovine, en assurant le lien entre éleveurs et acteurs sanitaires : vétérinaires, techniciens de laboratoires et GDS. Les meilleures astuces d’éleveurs ovins ont été récompensées par le concours Berger futé. La prochaine édition de Tech-Ovin aura lieu à l’automne 2027.

L’AOP roquefort est centenaire

La plus ancienne des appellations fromagères de France a fêté son centième anniversaire en 2025. L’assemblée générale du Comité national des appellations d’origine laitières était l’occasion de rappeler l’ancrage territorial du plus célèbre des bleus. Les 1302 élevages produisant du roquefort AOP sont localisés dans un rayon de 100 kilomètres autour de Roquefort-sur-Soulzon, et l’affinage se fait dans une cave sur le territoire Roquefort. Le cahier des charges de l’AOP impose aussi aux éleveurs de faire pâturer leurs brebis de race lacaune, ainsi qu’une autonomie alimentaire minimale de 80 %. Pas moins de 14 000 tonnes de roquefort AOP sont produites chaque année. L’AOP est aujourd’hui confrontée à plusieurs défis : pressions sanitaires sur les fromages au lait cru, classification E au Nutriscore ou encore renouvellement des générations… ce qui ne nous empêche pas de vous donner rendez-vous en 2125 pour fêter ses 200 ans !

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Les Ovinpiades fêtent leurs 20 ans

Déjà vingt années que les jeux olympiques des jeunes bergers promeuvent l’élevage de brebis auprès des jeunes générations. Le but de cette initiative de la filière ovine française et d’Interbev : faire découvrir le métier d’éleveur de brebis et susciter des installations. Pour l’édition 2025 du concours, 850 élèves d’établissements agricoles ont participé aux sélections des Ovinpiades et se sont affrontés dans des épreuves techniques. Le Graal ? Être qualifié pour la finale nationale qui a lieu au Salon international de l’agriculture à Paris, et peut-être, être sacré meilleur berger de France. Jeunes femmes, jeunes non issus du milieu agricole… des profils de plus en plus variés participent au concours. Tout au long de cette année, vous avez pu retrouver dans nos colonnes des articles écrits par les élèves pour l’épreuve collective des Ovinpiades 2025. En 2026, les Ovinpiades reviennent en force avec une nouvelle épreuve : la pose de clôtures. Et pour l’épreuve collective, les équipes d’élèves devront montrer le rôle des brebis dans la valorisation des paysages… en réalisant une vidéo aérienne en drone.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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