Les atouts de la complémentarité entre cultures et élevages

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Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, le modèle polyculture-élevage a peu à peu laissé la place à la spécialisation croissante des exploitations et des territoires. Or, ce processus qui s’étend va à l’encontre des complémentarités propres aux systèmes de polyculture-élevage reconnus pour accroître la résilience, l’efficacité et la durabilité économiques comme environnementales des exploitations et ce, d’autant plus dans un contexte de changement climatique, d’épuisement des ressources non renouvelables et d’aléas économiques croissants.

Malgré les nombreux atouts de la polyculture-élevage, il est difficile d’imaginer un retour vers ce type de dynamique. Toutefois, face aux limites de la spécialisation des systèmes d’exploitation — excédents de matière organique, perte d’autonomie alimentaire d’un côté, perte de fertilité des terres, vulnérabilité aux maladies en lien avec le peu de rotations de cultures, utilisation d’intrants de synthèse, de l’autre… — il est tout à fait possible d’envisager de « recréer » un système de polyculture-élevage mais à l’échelle des territoires. Ces échanges offrent des synergies entre cultures, animaux et prairies. Ils représentent une piste prometteuse dans la transition agroécologique.

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Cependant, la mise en place de partenariats équilibrés est essentielle à la pérennisation des échanges sur le long terme entre ces deux types de systèmes de production dont les travaux et modes de vie se différencient toujours plus mais entre lesquels des complémentarités naissent, du fait même de leur spécialisation. Instaurer un système d’échanges pour valoriser leurs productions respectives ou pour simplement s’entraider nécessite un investissement dans la démarche et une réflexion en amont.

Outre le classique échange paille contre fumier, il existe d’autres interactions possibles et atouts de la complémentarité culture-élevage. La notion de coopération revêt un éventail d’attraits, économique (sécurisation des débouchés et approvisionnement en contexte de volatilité des prix de marché, réduction des charges intrants…), agronomique, sanitaire, réglementaire (gestion territoriale des effluents, gestion des Cipan), environnemental, voire sociétal (identité locale, lien social…).

 
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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