Le groupe Capel maintient ses projets structurants

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Gérad Lavinal, président de La Capel Crédits : © La Capel
Pierre-Olivier Prévot, directeur général du groupe Capel, à l'AG de la coopérative le 30 juin 2022. Crédits : © La Capel
A l'assemblée générale de La Capel le 30 juin. Crédits : © La Capel

En assemblée générale le 30 juin à Gramat (Lot), la coopérative Capel a mobilisé ses adhérents autour de plusieurs projets et de sa stratégie de résistance dans le foie gras.

- Canards et foie gras : Le « projet le plus structurant à l’heure actuelle », selon le président de La Capel Gérard Lavinal, est la reconstruction de l’abattoir et de l’outil de transformation de canards gras de La Quercynoise (dont La Capel est actionnaire majoritaire à côté de la coopérative aveyronnaise Unicor) à Gramat. Plus de 10 millions d’euros vont être investis dans la rénovation totale, essentiellement pour fiabiliser la transformation, améliorer les conditions de travail et sécuriser le site.

Impacts de l'influenza aviaire

Le groupe a déjà perdu environ 1 million d’euros à cause de l’épisode d’influenza aviaire de 2021-2022 dans le Sud-Ouest, et souffre maintenant de la carence en canetons du fait de l’épisode en Vendée. Un déficit de production de 30% est attendue en canard gras pour 2022 selon le directeur général Pierre-Olivier Prévot. Une baisse de production qui limite les achats d’aliments coûteux mais empêche de couvrir les coûts fixes, a-t-il souligné en conférence de presse ce 1er juillet. « On n’arrive pas à alimenter nos clients historiques », a-t-il témoigné, saluant le « travail d’orfèvre de l’équipe commerciale » pour préserver tous les clients – GMS, conserveurs, grossistes, restaurants, importateurs étrangers – et maintenir ouvertes les trois boutiques du groupe.

- Ovins : La Capel participe au plan de relance ovin avec les partenaires coopératifs et institutionnels locaux. Bigard, pour sa part, propriétaire de l’abattoir Destrel à Gramat, encourage à l’installation de jeunes par la garantie d’un prix plancher pendant cinq ans. L’agneau fermier du Quercy est une des productions de qualité des coopérateurs. La coopérative veut établir une filière durable sur les plans économique, écologique et social.

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Veaux et gros bovins de qualité : La Capel-Bovidoc va pour la deuxième année consécutive organiser une vente aux enchères d’animaux de boucherie d’exception. La production fourragère est globalement suffisante mais les éleveurs connaissent des situations diverses, selon leur accès à l’irrigation, l’état des cultures et prairies. « Il y aura une quantité raisonnable de foin, mais la paille n’a plus de prix », relève le président Gérad Lavinal. De son côté le DG Pierre-Olivier Prévot alerte la distribution sur les risques de d’abandon de labellisation, à cause du plafonnement des prix, au profit de productions standards pour lesquelles l’augmentation du coût de l’aliment est mieux prise en compte.

- Partenariats : La coopérative Capel maintient sa politique de partenariats avec les coopératives voisines comme Unicor, Fermes de Figeac, Axéréal, Terres du Sud, ou encore Altitude, même si le projet de rapprochement est en suspens.

Quelques chiffres pour 2021 (année calendaire)

Chiffre d'affaires du groupe Capel: 304 millions d'euros (légère progression) dont:
- 115 MEur en palmipèdes (mulard et pékin);
- 75 MEur en ovins;
-11 MEur en ovins.
Résultat net part du groupe : 3,628 MEur (1,375 MEur pour 2020).

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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