Sur 2016 - 2018, le taux de remplacement des départs dans le secteur laitier est en moyenne de 45% (Source : MSA et SPIE-BDNI, traitement Institut de l'élevage), soit le plus mauvais des secteurs agricoles français. Or, « renouveler les générations, c’est aussi garantir à nos consommateurs une souveraineté alimentaire et la sauvegarde d’un patrimoine gastronomique », a rappelé Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, lors du débat organisé à la suite de l’assemblée générale du syndicat qui s’est tenue le 22 mars.
L'essentiel des débats a tourné autour des solutions pour séduire plus de jeunes. « Les chambres d'agriculture et tous les organismes agricoles doivent se mettre davantage en capacité d'épauler tous les jeunes et moins jeunes, les "hors cadre familial" (HCF) et les "non issu du milieu agricole" (Nima). Et tous types de projets, sans à priori. La filière doit aussi communiquer sur ce qu'elle fait de bien pour répondre aux enjeux actuels de la société. Les jeunes veulent des métiers qui ont du sens ! », souligne Sébastien Windsor.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Pour faciliter les installations, « il faut activer tous les Points accueil installation et transmission (PAIT) et accueillir tous les projets. Il faut développer les solutions travail ; par exemple disposer d'un vrai service de remplacement dans toutes les petites régions », cite Yohann Barbe.
Reste le déficit d'image de la production qui est perçue comme ayant beaucoup d'astreintes et qui gagne trop peu. La filière tente de communiquer sur le métier, avec des portes ouvertes, sur les réseaux sociaux, le site Devenir éleveur... Proposer des stages aux collégiens est une piste pour faire connaître très tôt la réalité des élevages français.