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Après sa victoire contre Yuka, la Fict veut continuer à progresser

Victorieuse de son combat contre Yuka, la Fict veut poursuivre la réduction des additifs dans ses produits et défend ses entreprises après l’adoption d’Egalim 2.

Au fond à gauche, Bernard Vallat, président de la Fict. Au fond à droite, Fabien Castanier, directeur général de la Fict lors de la conférence de presse du 7 octobre 2021.
Au fond à gauche, Bernard Vallat, président de la Fict. Au fond à droite, Fabien Castanier, directeur général de la Fict lors de la conférence de presse du 7 octobre 2021.
© Fict

La Fédération des industriels charcutiers traiteurs (Fict) a fait part de sa satisfaction quant aux verdicts des tribunaux de commerce de Paris, Brive et Aix-en-Provence qui lui ont donné raison face à l’application Yuka pour pratique commerciale trompeuse concernant la teneur en nitrites des charcuteries. « L’OMS avait signalé un effet cancérigène lié à la consommation de nitrites, mais l’Efsa a assuré qu’il n’y avait pas de danger pour une concentration inférieure à 150 mg par kg, avis qui n’a pas été contesté par l’Anses », rappelle Bernard Vallat, président de la Fict à l’occasion d’une conférence de presse le 7 octobre 2021. Entre 2016 et 2020, les entreprises de la Fict ont diminué de 20 % la concentration en nitrites de leurs produits, dont la limite française est fixée à 100 mg par kg. « Nous voulons encore diminuer cette concentration de 20 % selon les recettes et poursuivre nos progrès », insiste Bernard Vallat. La fédération reste ouverte au dialogue avec tout acteur voulant fournir des « informations avérées » sur les produits aux consommateurs.

Nous voulons encore diminuer la concentration en nitrites de 20 %

La Fict a, par ailleurs, salué l’adoption du texte de la loi Egalim 2 par le Parlement sur la sanctuarisation du prix des produits agricoles. Elle rappelle néanmoins que cette protection ne doit pas se faire au détriment du maillon des transformateurs. « Nos PME qui ont été fragilisées par la crise sanitaire ne doivent pas être la variable d’ajustement », avertit Bernard Vallat.

Un maintien de la consommation à domicile

Les ventes de charcuterie en grande distribution ont connu une croissance de 10 % en valeur et 6,8 % en volume en 2020, alors que les entreprises ont globalement vu un déclin de leur production en volume (-3,3 %), mais une croissance en valeur (+4,4 %). En août 2021, la consommation à domicile est en léger recul (-1,6 %) par rapport à août 2020, mais reste en croissance, comparée à août 2019 (+2,3 %). « La réouverture de la restauration et le climat maussade peuvent expliquer ce recul des ventes de cet été », souligne Fabien Castanier, directeur général de la Fict.

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