Poulet : la Chine dépasse la Thaïlande pour les exportations
La hausse continue des exportations chinoises de poulet lui permet de devancer la Thaïlande au rang de quatrième exportateur mondial, derrière l’Union européenne. Dorénavant, la Chine exporte plus de poulet qu’elle n’en importe.
La hausse continue des exportations chinoises de poulet lui permet de devancer la Thaïlande au rang de quatrième exportateur mondial, derrière l’Union européenne. Dorénavant, la Chine exporte plus de poulet qu’elle n’en importe.
Près de 2,5 milliards d’euros, c’est la valeur des exportations chinoises de poulet en 2025, plus du double du montant de 2020, rapporte l’USDA. La hausse est encore plus nette en volume, ils ont triplé sur la période, alors que la Chine a su diversifier ses débouchés. La Chine est exportatrice nette de poulet depuis 2024. C’est le second producteur de poulet au monde derrière les États-Unis, légèrement au-dessus du Brésil en 2025. Mais elle devrait dépasser plus largement son challenger brésilien en 2026.
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Nouvelle hausse des exportations chinoises de poulet en 2026
La Chine devrait exporter 1,4 million de tonnes de poulet en 2026, selon les calculs de l’USDA, soit 29 % de plus qu’en 2025, où la croissance était déjà de 41 %. Elle passerait ainsi devant la Thaïlande au rang de quatrième exportateur mondial. Le premier demeure, de loin, le Brésil, puis les États-Unis et l’Union européenne. Une dynamique à relier à une hausse de la production, (+5 % après une hausse de +7 % en 2025) plus forte que celle de la consommation. La population, vieillissante et en repli n’est en effet plus un moteur de forte croissance. L’export représente dorénavant un débouché pour 8 % de la production chinoise de poulet, contre 7 % en 2025, 5 % en 2024 et 3 % en 2020. Les importations, qui pesaient pour 7 % de la consommation chinoise en 2020 n’en comptent plus que pour 2 % en 2026.
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Evolution des parts de marché sur le commerce mondial du poulet (prévisions pour 2026), selon l'USDA
| 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | 2026 | |
| Brésil | 33% | 35% | 36% | 35% | 35% |
| États-Unis | 24% | 24% | 22% | 21% | 20% |
| Union européenne | 13% | 12% | 13% | 12% | 12% |
| Chine | 4% | 4% | 6% | 8% | 9% |
| Thaïlande | 8% | 8% | 9% | 9% | 9% |
Les pays à bas revenus demandeurs de poulet chinois
Les envois de poulet de la Chine se sont développés vers des pays à pouvoir d’achat limité, comme le Cambodge, le Kirghizistan, l’Irak et plusieurs pays africains. Alors que la Chine exportait auparavant du poulet transformé vers le Japon et Hong Kong, elle a fortement accru ses envois de poulet congelé, notamment vers la Russie (11 % des envois chinois) et même vers l’UE (10 % en 2025).
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La Chine doit trouver des débouchés
L’USDA relève que la Chine doit trouver des débouchés pour écouler sa production grandissante de poulet. Or elle a un accès limité aux principaux pays importateur (Japon, Royaume-Uni, Union européenne, Arabie saoudite et Mexique). Elle devrait donc se concentrer sur des marchés plus limités mais en croissance.
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