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Guerre en Ukraine
Ukraine : Un premier navire de l’ONU chargé de céréales prêt à partir

Après une douzaine de cargos chargés de maïs à être partis d’Ukraine depuis le 1er août, c’est au tour d’un navire contenant du blé, affrété par l’ONU, de quitter imminemment le pays.

© Pixabay

Un premier navire humanitaire affrété par l’ONU pour transporter des céréales ukrainiennes a été chargé le 15 août de 23 000 tonnes de blé. Il est prêt à partir du port de Pivdenny, proche d’Odessa, a annoncé Oleksandre Koubrakov, ministre ukrainien de l’Infrastructure. « Le navire se dirigera vers l’Afrique. J’espère que d’autres navires affrétés pour le Programme alimentaire mondial (PAM) viendront dans nos ports. J’espère qu’il y aura bientôt deux ou trois navires supplémentaires », a-t-il déclaré.

Le MV Brave Commander a accosté vendredi 12 août au port de Pivdenny, dans la ville de Youjné, et partira pour Djibouti, d’où les céréales seront transférées en Éthiopie. Il s’agit de la première cargaison d’aide alimentaire à quitter l’Ukraine depuis qu’a été signé le 22 juillet par Kiev et Moscou des accords sur l’exportation des céréales ukrainiennes, sous l’égide de l’ONU et via une médiation de la Turquie.

Le 1er août, le Razoni a été le premier cargo à avoir quitté l’Ukraine depuis le début de la guerre, chargé de plus de 26 000 tonnes de maïs. Au départ du port d’Odessa, le bateau était initialement attendu au Liban mais a finalement jeté l’ancre le 10 août dans le port turc de Mersin. Ce changement de cap aurait été dû à une annulation de contrat, selon un communiqué de l’ambassade ukrainienne en Turquie.

L’opération illustre le flou qui entoure la reprise des exportations de céréales ukrainiennes. Après la modification de sa destination finale, signe que l’acheteur de la cargaison peut changer en cours de route, la marchandise du cargo a été mise en vente à ceux qui souhaitaient l’acheter, pas forcément au Liban. Il est aussi possible que le bateau ait quitté le port d’Odessa sans avoir d’acheteur. Cet « imbroligo », comme le qualifient les Échos, n’est pourtant pas si inhabituel. « Il n’est pas rare de voir un navire changer une ou plusieurs fois d’acheteurs en cours de route », indique Stavros Karamperidis, directeur du groupe de recherche sur le transport maritime à l’université de Plymouth, cité par France 24. L’opération de changement de cap du Razoni a intrigué car cette pratique était peu connue et l’événement a été particulièrement médiatisé.

Depuis le départ du Razoni, plus d’une douzaine d’autres cargos ont quitté les ports ukrainiens, tous chargés de céréales.

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