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Tendance baissière sur les prix des céréales au 24 février

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre et de l’orge fourragère ont régressé sur le marché physique français entre le 17 et le 24 février 2025, dans le sillage d’Euronext, ceux du maïs ont quant à eux progressé, suivant le marché à terme européen. 

Blé tendre : régression des prix

Les prix du blé tendre français ont perdu du terrain entre le 17 et le 24 février, à l’image d’Euronext. Le contrat blé sur le CBOT a progressé. Cette dernière semaine, deux achats internationaux ont animé les marchés : un algérien pour 360 000 à 400 000 t et un saoudien de 920 000 t. Ceux-ci ont consacré la bonne place des origines mer Noire (Roumanie, Bulgarie, Ukraine) et Australie. La Russie est moins présente, avec la mise en place des quotas à l’exportation depuis le 15 février. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 11 au 17 février, les conditions de culture "bonnes à très bonnes” du blé tendre pour la récolte 2025 sont passées de 73 % à 74 % (69 % en récolte 2024). 

Blé dur : stabilité des cours

Les prix du blé dur sur le marché physique français n'ont pas évolué entre le 17 et le 24 février. On constate un peu de demande italienne, mais la qualité n’est pas disponible pour y répondre. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 11 au 17 février, les conditions de culture "bonnes à très bonnes” du blé dur pour la récolte 2025 sont passées de 84 % à 83 % (74 % en récolte 2024). Les semis ont progressé de 88 % à 89 % (90 % en récolte 2024 et 94 % sur la moyenne quinquennale).

Orge de mouture : cotations en repli

Les prix de l'orge fourragère sur le marché physique français ont légèrement reculé entre le 17 et le 24 février, à l’image du blé tendre. L’activité ralentit sur Rouen. Les fabricants d’aliments pour animaux réalisent des couvertures sur des minima techniques. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 11 au 17 février, les conditions de culture "bonnes à très bonnes” de l’orge d’hiver pour la récolte 2025 sont passées de 68 % à 69 % (71 % en récolte 2024). 

Orges de brasserie : tendance haussière

Les prix des orges de brasserie sur le marché physique français ont suivi une tendance haussière en variétés d'hiver et de printemps entre le 17 et le 24 février, toutes récoltes confondues. Le marché est morose en récolte 2024. En récolte 2025, une petite activité est présente en France, toutes variétés confondues. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 11 au 17 février, les semis de l’orge de printemps pour la récolte 2025 sont passés de 18 % à 22 % (25 % en récolte 2024 et 32 % sur la moyenne quinquennale). 

Maïs : gains tarifaires

Les cotations du maïs sur le marché physique français ont progressé entre le 17 et le 24 février, dans le sillage du marché à terme d’Euronext. Les cours du maïs sur le marché à terme états-unien du CBOT ont quant à eux régressé dans le même temps. Les conditions sèches en Argentine continuent de tirer les cours vers le haut, et le consultant Michael Cordonnier a d’ailleurs révisé à la baisse sa prévision de récolte à 46 Mt. La demande internationale se maintient en outre pour le maïs états-unien. En France, les affaires sont rares, les intérêts acheteur et vendeur étant trop éloignés. Les fabricants d’aliments pour animaux hexagonaux se tournent plutôt vers le blé tendre et l’orge fourragère.

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

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