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Qui restera à l'Ania si la Fnil part ?

La Fédération nationale de l’industrie laitière (Fnil) a annoncé sa démission de l’Ania (Association nationale des industries alimentaires). 

François-Xavier Huard
François-Xavier Huard, directeur général de la Fnil depuis mars 2022, veut quitter l'Ania
© Fnil

Avec Agra Business

La Fédération nationale de l’industrie laitière (Fnil) s’apprête à claquer violemment la porte de l’Ania (Association nationale des industries alimentaires) dont elle est un des principaux contributeurs. Dans un courrier du 27 mai, François-Xavier Huard, président de la Fnil (qui a notamment pour membres Lactalis, Bel et Savencia ) , explique que « ses alertes constructives » et ses « échanges sur les raisons ayant conduit à cette décision », n’ont jamais « abouti à un changement réel à l’Ania qui lui aurait permis de gagner en efficacité opérationnelle et en dynamique stratégique ». 

La Fnil peu convaincue par Jean-François Loiseau 

Le programme de Jean-François Loiseau, seul candidat à la présidence de l’Ania dont l’élection se tiendra fin juin, semble aussi dans le viseur du président de la Fnil. « Je ne vois se dégager ni vision partagée, ni programme d’actions structuré et financé qui contribueraient à faire émerger une force fédératrice de l’industrie agroalimentaire privée, dont nos entreprises ont tant besoin (…) » 

6 mois pour changer d'avis 

La démission de la Fnil fait l’objet d’un préavis de six mois et sera effective au 31 décembre 2024. Interrogé par Agra Business, Jean-Philippe André, actuel président de l’Ania se dit extrêmement surpris mais souligne une démission « à titre conservatoire », laissant entendre que la Fnil pourrait changer d’avis d’après les statuts de l’association. « La décision de la Fnil est une situation que je regrette. Mon job est de comprendre et de tout faire pour maintenir cette fédération emblématique au sein de l’Ania. »

« La décision de la Fnil est une situation que je regrette. Mon job est de comprendre et de tout faire pour maintenir cette fédération emblématique au sein de l’Ania. » Jean-Philippe André

Jean-Philippe André ne sera pas candidat à sa propre succession et il affirme que la crise ouverte avec la Fnil ne le fera pas changer d’avis. 

La Fnil, grosse contributrice au budget de l'Ania

Mais le départ de la Fnil ferait très mal au budget de l’Ania déjà perturbé par l’amende de 2,7 millions d’euros infligée début janvier par l’Autorité de la concurrence suite à l’affaire du bisphénol A qui avait éclaboussé de nombreux acteurs de l’agroalimentaire. 

Si la Fnil part, il resterait encore 31 syndicats métiers à l'Ania, comme ceux des apéritifs à croquer, du petit déjeuner, de la nutrition spécialisée, des jus de fruits, ou encore Sels de France, la fédération des industries condimentaires, la Feb, la chambre syndicale de la levure française ou encore la Fict (charcuterie traiteur). Contacté par l'AFP, Brasseurs de France a confirmé son départ de l'Ania à la fin de l'année, sans faire de commentaire.

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