Quels sont les abattoirs de boucherie récemment en difficulté, en infographie
La France a perdu un abattoir sur 5 depuis 2010. En s’appuyant sur la presse locale, Les Marchés a tenté de dresser une carte des outils en péril en bœuf, porc et ovin ces quatre dernières années.
La France a perdu un abattoir sur 5 depuis 2010. En s’appuyant sur la presse locale, Les Marchés a tenté de dresser une carte des outils en péril en bœuf, porc et ovin ces quatre dernières années.
Sur la seule filière bovine, la France comptait 228 abattoirs en 2010, selon Normabev. Ils n’étaient plus que 179 en 2024, soit une baisse de 21 % .
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Cartes des abattoirs fermés ou ayant rencontré des difficultés en France
« Depuis octobre 2024, 132 entreprises d’abattage, de découpe ou de transformation ont fermé leur porte selon la Banque de France », rappelait à l’automne Yves Fantou. Sur la carte ci-dessous, sont représentés une partie des établissements de première transformation concernés.
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Les petits abattoirs plombés par les charges
Avec les inflations sur les postes énergie, emballages, main-d’œuvre de ces dernières années couplée à l’augmentation du coût matière et la quasi-impossibilité de le répercuter à l’aval, les marges se sont nettement dégradées. « Elles ont été négatives en 2023 (- 9 centimes du kilo) et 2024 (- 8 centimes) », expliquait Culture Viande aux Marchés à l’automne dernier. La flambée des cours des bovins, veaux et ovins depuis deux ans contribue a essorer les marges de certains outils. Ce sont les PME d’abattage bovin et multi-espèces qui souffrent le plus de la volatilité des volumes.
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Les établissements de 500 à 800 tonnes ont perdu 45 % de leurs effectifs entre 2019 et 2024, ceux compris entre 3 000 et 5 000 tonnes 50 %. Les outils d’une capacité supérieure à 5 000 tonnes ont été moins impactés (- 5,5 %).
Des vidéos L214 qui peuvent être fatales
Les Marches ont compté 9 vidéos de L214 tournées dans des abattoirs de bovins entre 2021 et 2025 et qui ont eu un retentissement important. Pour certains abattoirs, après enquête administrative, l’activité a repris. Mais pour l’abattoir municipal de Bazas la vidéo semble avoir accéléré la fermeture d’un outil déficitaire. À Saint-Romain de Popey, elle a ébranlé un outil déjà fragile.
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