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Le porc français demande une aide d'urgence

Le porc français demande une aide d'urgence pour faire face à une crise historique, avec 440 millions d'euros de pertes pour les éleveurs sur un an.

© Réussir

440 millions d'euros, voici le montant des pertes auxquelles les 10 000 élevages de porcs français vont devoir faire face, estime l'interprofession porcine.

Inaporc demande, ce 26 janvier, un plan d'urgence pour la filière afin de passer ce cap plus que difficile. "L'enjeu consiste à agir aujourd'hui pour maintenir le potentiel de production du porc français et les emplois de la filière, afin de continuer à participer à la souveraineté alimentaire du pays", écrit l'Inaporc dans un communiqué.

La hausse des coûts de production entraîne une perte entre 25 et 30 euros par porc élevé. A cela, s'ajoute des prix européens du porc actuellement 10% inférieurs à ceux de l'an dernier.

 

L'interprofession estime la mobilisation du prêt garanti par l'Etat (PGE) insuffisant, la profession craint ainsi l'arrêt de centaines d'élevages dans les deux ans à venir, "avec un impact direct sur l'approvisionnement de la filière et une perte significative et durable du potentiel de production au moment de la reprise".

Elle rappelle que d'autres pays de l'Union européenne mobilisent d'ores te déjà des enveloppes conséquentes dans le cadre du dispositif temporaire d'aides d'Etat Covid, faussant la concurrence à l'exportation, mais également sur le marché français où les importations ont progressé de 10% en 2021. L'Allemagne a ainsi déjà versé 300 millions d'euros à ses éleveurs.

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