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Pénurie de main d’œuvre
Porc : les échanges entre l’UE et le Royaume Uni se poursuivent malgré le Brexit

Malgré le Brexit, les échanges de porc entre l’UE et le Royaume-Uni se poursuivent. La pénurie de main d’œuvre est devenue un des principaux défis du secteur porcin du pays.

© Pixabay

En fermant ses portes à l’Union européenne, le Royaume-Uni a inévitablement dû faire face à un manque de main d’œuvre et à des perturbations commerciales compte tenu des nouveaux contrôles douaniers. Une situation d’autant plus exacerbée par la pandémie de la covid-19. De quoi provoquer des retards d’enlèvements dans les outils. En parallèle, comme dans plusieurs pays européens, les éleveurs et transformateurs britanniques subissent des marges dégradées en lien avec la hausse des coûts de production.

« Bien que le Brexit ait pris pleinement effet il y a un an, certaines de ses conséquences ne sont pas encore visibles. Dans les années à venir, les relations commerciales entre l'UE et le Royaume-Uni continueront d'évoluer et de nouveaux accords seront probablement établis avec les pays tiers. Les échanges de porc entre l'UE et le Royaume-Uni devraient se poursuivre à l'avenir, sur la base de relations commerciales de longue date qui seront mutuellement bénéfiques », rapporte Rabobank.

Zoom sur les importations et exportations de viande porcine du RU

L'année dernière, le Royaume-Uni a importé 320 100 tonnes de viande de porc, soit un repli de 13 % par rapport à 2020. Au cours du dernier mois de l'année, l'Angleterre, l'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord ont importé 20 % de volume en moins qu’un an plus tôt, pour un total de 27 500 tonnes importées, détaille AHDB. Par rapport à 2020, le volume total de porc désossé importé a augmenté de 1 % tandis que celui de porc non désossé a chuté de 27 %. Le manque de travailleurs dans le pays incite les Britanniques à davantage utiliser les capacités de désossement de l’étranger.
Les exportations de porc ont également été en déclin en 2021, chutant de 25 % pour s’établir à 192 700 tonnes. Cette forte baisse est à mettre en lien avec la faiblesse de la demande chinoise. « La Chine importe moins de porc depuis qu'elle a réussi à reconstituer son propre cheptel porcin. Les exportations britanniques vers la Chine ont été réduit de moitié sur un an en décembre 2021 (à 6 600 tonnes). Les envois du Royaume-Uni vers l'UE ont également baissé de 40 % par rapport à 2020, l'Europe étant inondée de porc en raison notamment de la réduction de ses propres échanges avec la Chine", a indiqué AHDB.

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