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Porc : comment ont évolué les matières premières et les aliments en juin ? 

Sur les marchés mondiaux des matières premières et des aliments, la situation demeure tendue, la France résiste. 

© Claudine Gérard

Cette année, la récolte de blé en France est estimée dans la moyenne quinquennale, selon les estimations de l’Ifip. En Russie, grand producteur de blé, la récolte de printemps s’annonce record. Elle est évaluée à 89 Mt contre 76 Mt à la période de référence (campagne 21/22). En revanche, des taxes à l’exportation, un rouble élevé, des restrictions économiques etc. ne permettent pas à ce blé russe d’être compétitif à l’export. A l’échelle mondiale, les cours du blé étaient baissiers en juin malgré des conditions hydriques difficiles et des intempéries dans différents pays bordés par l’Atlantique. Selon les projections, la production mondiale serait légèrement au-dessus de la moyenne quinquennale et atteindrait 735 millions de tonnes (Mt). 

Maïs une stabilité des cours 

En France, l’épizootie d’influenza aviaire a conduit à une diminution de l’utilisation du maïs en alimentation animale. En juin, cette baisse de la demande a entraîné une légère détente des cours. Aux Etats-Unis, le rapport de l’USDA revoit à la hausse les surfaces de maïs. Cependant, elles restent inférieures à celles de la campagne précédente (36 Mha cette année contre 38 Mha l’année précédente). Le pays constitue des stocks importants car il ne parvient pas à être compétitif à l’international. 

Matières azotées, persistances des craintes 

Les prix de la graine et des tourteaux sont en recul en juin. Les craintes de récession continuent de peser sur le marché des huiles. Par ricochet, les marchés des tourteaux oléagineux fléchissent. La guerre en Ukraine continue d’entraîner des répercussions sur le marché mondial de tournesol. Les graines ukrainiennes sont exportées via la Bulgarie et la Moldavie. Bien que les corridors d’expéditions soient difficiles à mettre en place. Elles sont ensuite triturées dans différents pays dont la France. Les graines de tournesol russes ne sont pas compétitives sur le marché compte tenu des taxes à l’exportation. 

 

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