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Œuf : manques au conditionnement, inquiétude en calibré, prudence à l’industrie

L’évolution des prix des œufs français, au 12 février 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par semaine la TNO (Tendance Nationale Officieuse). 

 

ovoproduit à l'usine
Comment évoluent les prix des oeufs destinés à l'industrie cette semaine ?
© CNPO

Œuf de table : Le marché de l’œuf tout-venant pour le conditionnement demeure toujours aussi tendu, avec des centres qui sont à la recherche d’œufs pour répondre aux exigences de la GMS. Certaines enseignes continuent à proposer des œufs importés (origine UE voire Ukraine) en rayon.

Sur le marché de l’œuf calibré, l’ambiance est plutôt mitigée. Bien sûr, les vacances scolaires dopent la demande en montagne et la calment dans les métropoles, mais certains opérateurs notent aussi un regain d’importations. Par ailleurs, certains grossistes constatent que leurs clients boulangers et pâtissiers privilégient de plus en plus l’ovoproduit liquide, pas toujours français. Le haut niveau des prix actuels pénalise le marché. Reste à voir comment s’orientera la demande des petits détaillants pour le Ramadan qui débute la semaine prochaine.

Attention : Évolution à venir de la cotation des œufs réalisée par Les Marchés

Industrie : Plusieurs opérateurs industriels évoquent une prudence dans les commandes d’ovoproduits. En effet, leurs clients sont actuellement en pleines négociations commerciales avec la GMS, qui s’avèrent, comme toujours, délicates et tendues et ils peinent à revaloriser leurs produits. Or les casseries ont justement besoin de revaloriser l’ovoproduit fabriqué à partir d’œufs achetés en spot, notamment alternatifs car souvent sourcés en origine UE faute d’offre française et à prix élevés. Pour autant, l’offre française disponible en spot en code 3 restant limitée, les prix pratiqués sont restés sur une tendance haussière ces derniers jours.  

Lire aussi : Œufs et ovalbulmines parmi les produits avec clause de sauvegarde pour le Mercosur

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