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Manifestation agricole
Nouvelle journée de mobilisation des agriculteurs sur les routes de France le 27 novembre

Les tracteurs sur les routes du Maine-et-Loire le 8 octobre.
© L'Anjou agricole

Le premier mouvement de protestation a eu lieu le 8 octobre. Une nouvelle journée de mobilisation se prépare chez les professionnels de l’agriculture. A l’appel des syndicats FNSEA et JA. Jérôme Despey, secrétaire général du syndicat majoritaire, dresse une liste des points pour lesquels des résultats ont été obtenus : premières condamnations face à l’agribashing, signature imminente d’une convention avec la gendarmerie pour la sécurisation des exploitations, gain de cause sur le financement des chambres, maintien de l’exonération sur le GNR. Le représentant syndical observe salue aussi le soutien d’Emmanuel Macron à la filière viande et sa contribution à l’ouverture de parts de marché lors de son voyage en Chine. « Oui, tout cela va dans le bon sens », reconnaît Jérôme Despey « mais ce n’est pas suffisant ». Les charges en hausse et les prix trop bas font que « la grogne raisonne toujours ». C’est la raison pour laquelle la mobilisation se poursuit. « il est temps que l’argent revienne aux agriculteurs », martèle Jérôme Despey.

Ce 27 novembre, les tracteurs seront donc sur les routes pour converger vers Paris. Des blocages des accès routiers sont prévus. Les agriculteurs veulent faire entendre leurs revendications sur les distorsions de concurrence engendrées par le Ceta et le Mercosur, sur les ZNT, sur la loi EGAlim, l’agribashing… Ils seront mobilisés sur les réseaux sociaux avec les hashtags #sauvetonpaysan #ouestlargent #quisegave.

Pascale Ferry, éleveuse dans le Val-d’Oise, n’ira pas manifester, faute de temps, mais soutient le mouvement. Sur France 3, celle qui exerce son métier depuis 15 ans dit douter et ne pas comprendre le discrédit jeté sur sa profession. « Faire de nous des pollueurs, de caractériser l’ensemble d’une profession comme étant des gens qui détruisent l’environnement, qui travaillent comme des s… » Elle hésite à employer le terme mais le mot sort. Et pour elle « ce n’est pas du tout le cas. On fait très attention à ce qu’on fait ». Elle est consciente des évolutions et veut les accompagner. « Aller vers le bio, vers le moins de phyto, c’est la logique », analyse-t-elle. Pour autant « il ne faut pas oublier qu’on a besoin d’une production en masse », estime-t-elle.  Actuellement, « on navigue à vue », assure-t-elle. « On attend des jours meilleurs ».

 

Lire aussi Comment la Somme va participer à la convergence des tracteurs vers Paris

et Mobilisation syndicale : Paris entend les paysans !

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