Négociations commerciales : « Toutes les mauvaises pratiques perdurent »
Jérôme Foucault, président de Pact’Alim, dénonce des négociations commerciales entre industriels de l'alimentaire et grande distribution toujours aussi tendues. Les signatures avec les PME tardent, contrairement aux engagements de la charte signée en décembre.
Jérôme Foucault, président de Pact’Alim, dénonce des négociations commerciales entre industriels de l'alimentaire et grande distribution toujours aussi tendues. Les signatures avec les PME tardent, contrairement aux engagements de la charte signée en décembre.
Avec Agra
« Un mois et demi après la signature de la charte d’engagements mutuels entre distributeurs et industriels pour les négociations commerciales, on constate que rien ne change », déclare à Agra Presse Jérôme Foucault, président de Pact’Alim, fédération regroupant les PME et ETI agroalimentaires. « Toutes les mauvaises pratiques perdurent comme les menaces de déréférencement ou les nouvelles exigences sans contreparties », constate-t-il.
Dégradation des relations entre industriels et distributeurs
Selon un sondage réalisé auprès des adhérents de Pact’Alim, seulement 8% des entreprises notent une amélioration des comportements lors des rendez-vous avec les distributeurs et 46% constatent une dégradation. Selon les données remontées des adhérents de la fédération, aucune signature entre industriel et distributeur n’a eu lieu pour l’instant à l’échelle nationale, alors que la charte prévoyait que les négociations commerciales se terminent le 15 janvier pour les PME.
La GMS fait pression sur les prix
Les industriels demandent des hausses de tarifs de 1,5 à 3% tandis que distributeurs continuent d’exiger des baisses de tarifs de 5 à plus de 20%, selon les données communiquées par Pact’Alim. La charte d’engagements mutuels a été signée fin novembre entre les organisations professionnelles de l’agroalimentaire et les distributeurs afin d’améliorer le déroulement des négociations commerciales.