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Négociations commerciales : « les PME et ETI n’arrivent pas à vendre au juste prix »

Les négociations commerciales se sont terminées le 1er mars sur une « quasi-stabilité » selon la FCD. La Feef regrette la complexité du processus et demande un changement de système, au moins pour les PME et ETI. La Coopération agricole regrette qu’elles se soient « mal passées » et appelle les Français au « patriotisme alimentaire ».

Léonard Prunier, président de la Feef.
Léonard Prunier, président de la Feef.
© Feef

Mis à jour 04/03/25 8h30 avec réaction Ilec

3 mois de négociations commerciales se sont terminés au 1er mars, « c’est beaucoup, beaucoup trop long », déplore Léonard Prunier, interrogé par Les Marchés ce jour. Pour le président de la Feef, qui fédère TPE, PME et ETI françaises « passer un quart de l’année en négociation, sans visibilité, pour une entreprise, c’est beaucoup trop de tension », évoquant notamment certains de ses adhérents étaient encore en négociation jusqu’aux dernières heures.

« passer un quart de l’année en négociation, sans visibilité, pour une entreprise, c’est beaucoup trop de tension »

 Il appelle à raccourcir la durée légale, mais surtout « à sortir d’un système qui ne fonctionnent pas. Les PME et ETI s’enfoncent dans la crise car elles n’arrivent pas à vendre au juste prix ».

Lire aussi : Egalim 4 : 5 propositions du rapport déposé le 11 février

Des hausses de prix non accordées aux PME

Les adhérents de la Feef présentaient en moyenne des demandes de hausse de 3 %, « on a fini entre 0 et -1 % » explique Léonard Prunier. 

« on a fini entre 0 et -1 % »

Le nombre de PME et ETI déficitaires est passée de 19 % en 2018 à 33 % en 2024, « la loi ne nous a protégé du tout, il fait vraiment simplifier », explique le président de la Feef, appuyant sur le fait que les entreprises adhérentes veulent reprendre la main sur leurs tarifs « il faut pouvoir le faire varier simplement, quand on a besoin, pour tous nos clients à la même date ». Quant aux polémiques sur les centrales d’achat européennes, pour Léonard Prunier, « c’est un sujet pour le gouvernement, qui doit sanctionner si besoin, mais ça ne changera rien pour nos entreprises puisque ces centrales ne concernent que 2 % des fournisseurs de la distribution ». 

Lire aussi : Egalim : « il est évident qu’on ne peut traiter PME et ETI comme les grands groupes »

La FCD communique sur une stabilité des prix

À l'issue des négociations entre la grande distribution et ses fournisseurs agroalimentaires, la FCD a communiqué à l’AFP avoir obtenu en moyenne une « quasi-stabilité » des tarifs auxquels ils achèteront une grande partie de ce qui garnira leurs rayons en 2025. Toujours selon les déclarations de Layla Rahhou, directrice de la FCD, à l’AFP, « tout est signé à quelques rares exceptions près », même si « les grandes multinationales ont joué la montre ». Les négociations commerciales se sont déroulées dans un climat de fortes tensions. 

Les hausses de prix « nécessaires » n’ont pas été obtenues

Les négociations entre industriels et grande distribution se « sont mal passées », confirmait ce samedi sur RMC Dominique Chargé, président de la Coopération agricole, regrettant n’avoir pu obtenir « les hausses de prix nécessaires ». « La question de notre souveraineté alimentaire n'est absolument pas assurée. Nous demandons au distributeur de prendre leur part de responsabilité dans la façon dont on va être capable de tenir notre chaîne alimentaire » continue Dominique Chargé, avec un appel explicite adressé aux distributeurs et aux Français au « patriotisme alimentaire ». 

Lire aussi : Relations commerciales : trop de tensions, et trop de lois en France

Un tiers des adhérents de l'Ilec n'ont pas conclu

Le p.-d.g. de l’Ilec (grandes marques), Nicolas Facon, indique au contraire de ce qu'annonce la FCD, à Agra Presse le 3 mars, que «tout le monde n’a pas signé». Estimant qu’il est encore trop tôt pour dresser un bilan complet – qui sera fait par le médiateur des relations commerciales –, Nicolas Facon a toutefois recueilli des éléments auprès de la moitié de ses 110 adhérents. Selon ces premières remontées, environ deux tiers des adhérents ont conclu et signé des accords, tandis qu’un tiers ont obtenu des accords partiels ou pas du tout obtenu d’accord. 

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