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Multiplication des scores et labels : l’État doit les encadrer

Un rapport du CGAAER (ministère de l’Agriculture) pointe la nécessité d’encadrer les scores alimentaires pour qu’ils restent robustes et limités en nombre. Il appelle aussi à prendre en compte l’ultra-transformation dans le Nutri-Score, qui doit se diffuser aussi en restauration.  

nutriscore
Le Nutri-Score devrait prendre en compte additifs et ultra-transformation
© Virginie Pinson

Le conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux s’est penché sur les scores alimentaires et autres formes de communication, son rapport à été rendu public le 25 octobre. 

Lire aussi : Nutri-Score permet d’améliorer la qualité nutritionnelle des produits alimentaires, prouve l’UFC-Que Choisir

Les 5 recommandations du CGAAER

  • Toute démarche visant à encadrer par la loi l’étiquetage des denrées alimentaires ne peut que s’inscrire dans un cadre harmonisé européen, vu que les marchandises y circulent librement.
  • Le Nutri-Score, « une initiative remarquable » se doit d’intégrer l’ultra-transformation, pour rester crédible et acceptable par les consommateurs et les professionnels, compte tenu de l’évolution des connaissances scientifiques sur le sujet.
  • Les pouvoirs publics doivent définir les politiques publiques et garantir la fiabilité des bases de données et des algorithmes utilisés pour établir les scores.
  • Les scores alimentaires se doivent d’être robustes et limités en nombre afin de rester utiles et visibles pour le consommateur. Ils doivent donc être autorisés par l’État.
  • Les scores alimentaires doivent s’inscrire dans une politique d’éducation des consommateurs, la restauration collective a un rôle à jouer.

Lire aussi : IAA et Open Food Fact : un outil multitâches en plein développement

Les 4 points faibles du Nutri-Score selon le rapport

  • Certains consommateurs, manquant de connaissance, peuvent exclure les aliments classés D ou E alors qu’ils peuvent être « parfaitement intégré dans un régime équilibré (cas des fromages), voire être parfaitement adapté à l’équilibre alimentaire (cas des huiles végétales) »
  • Il est possible de préparer un repas avec des aliments classés A et B qui ne serait pas équilibré.
  • Le Nutri-Score ne permet pas d’intégrer les préoccupations liées aux additifs, comme l’aspartame.
  • Les pratiques d’ultra-transformation des aliments ne sont pas prises en compte. Les ingrédients issus du cracking semble avoir des conséquences sur la santé qui ne sont pas encore établies.

Les scores ont des limites s’ils ne sont pas associés à l’éducation alimentaire

«  La mission a montré l’utilité des scores, mais également leurs limites s’ils ne sont pas associés à un vaste effort de sensibilisation et d’éducation alimentaire » écrit le CGAAER, qui précise « La restauration collective est un lieu privilégié pour contribuer à la construction des comportements alimentaires et à la diffusion des principes d’une alimentation saine et durable accessible à tous ». Une phase expérimentale visant à étendre le Nutri-Score à la restauration collective et commerciale ainsi qu’aux denrées non préemballées devrait démarrer prochainement.

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