Viande de porc : les importations chinoises ont chuté de 30 % début 2026
Le marché du porc en Chine reste en crise, avec une offre plus forte que la demande. Les importations reculent mais l’UE en reste le premier fournisseur.
Le marché du porc en Chine reste en crise, avec une offre plus forte que la demande. Les importations reculent mais l’UE en reste le premier fournisseur.
La Chine, qui produit déjà plus de la moitié de la viande de porc dans le monde, affiche une nouvelle hausse de sa production au premier trimestre 2026, de 4,2 %. 200 millions de porcs ont été abattus en 2025.
Le gouvernement et les abattoirs mettent de l’ordre dans la filière porcine
A 10,06 yuan/kg au 17 juin, la cotation chinoise du porc chutait de 33 % sur un an. L’offre dépasse la demande et les éleveurs ne couvrent plus les coûts de production.
« Le gouvernement chinois a pris des mesures pour réduire les cheptels de truies et maintenir un poids d’abattoir autour de 120 kg afin de rééquilibrer l’offre et la demande sur le marché » selon l’organisme britannique AHDB.
Le gouvernement veut voir baisser les abattages de 3,1 millions de têtes. Les éleveurs de porc voient leurs subventions et aides financières diminuer afin de freiner le développement de l’offre.
La baisse des importations chinoises de porc pèse sur le marché mondial
Avec une demande qui ne suit pas l’offre produite et les barrières mises en place par le gouvernement chinois sur le porc européen, les importations de viande porcine ont fortement diminué de 30% sur les cinq premiers mois de l’année, à 314 000 tonnes. L’Espagne, le Brésil et le Royaume-Uni, sont les trois principaux fournisseurs de la Chine.
Face au contexte économique morose en Chine, les ménages limitent les dépenses en viande. Des alternatives plus accessibles telles que les œufs et les protéines à base de soja prennent la place de la viande de porc dans les assiettes.
L’UE en déclin malgré une place importante sur le marché porcin
Malgré la mise en place des droits antidumping cet hiver, l’UE se positionne comme le premier exportateur vers la Chine. Selon les données de la Commission européenne, les exportations totales (viande et abats) au cours des quatre premiers mois de 2026 affichent une baisse de 20 % par rapport à la même période de l’année précédente, avec un volume de 327 627 tonnes, contre 408 684 tonnes sur la même période. Les abats représentaient plus des deux tiers des envois.
La France a envoyé 38 743 t de produits du porc sur le premier quadrimestre de 2026, 13,2% de moins que l’année dernière sur la même période.