Aller au contenu principal

Viande bio : Tendre d’Oc renaît de ses cendres

Ils sont une dizaine à avoir repris le flambeau. Une dizaine d’éleveurs bios du département de l’Aude pour faire revivre une marque tombée aux oubliettes, Tendre d’Oc. Créée sous l’impulsion de l’ancienne région Languedoc-Roussillon, « elle n’a jamais été vraiment adoptée par les opérateurs économiques, alors nous avons décidé de nous en servir », explique Daphné Mervoyer, à la tête d’un troupeau de soixante mères Aubrac à Campagne-sur-Aude. Si elle change d’utilisateurs, la marque garde le même but. Elle doit permettre aux éleveurs bios de dégager une meilleure marge sur les produits de leurs vaches en engraissant des jeunes bovins et en les commercialisant sur place. Au lieu de les vendre en conventionnel et en maigre sur les marchés d’exportation classique des broutards. Marché sur lequel ces animaux, principalement de races rustiques (Aubrac et gascon) se valorisent plus difficilement que d’autres.

Actuellement, la dizaine d’éleveurs s’appuie sur les animaux disponibles, soit pour l’instant une bête par quinzaine, avec pour objectif d’en atteindre une par semaine dès que possible. Voire plus si la demande est là. « Pour la commercialisation, nous avons retenu deux marchés sur lesquels nous ne pouvons aller individuellement, à savoir la restauration collective, plutôt pour les avants, et les magasins bios pour les arrières », dit-elle. Les animaux sont abattus entre 8 et 12 mois, et doivent être classés R après un engraissement de deux mois environ. « Nous espérons pouvoir ainsi dégager un prix de 5 à 5,50 €/kg de carcasse pour l’éleveur », précise Daphné Mervoyer. Et rompre avec la spirale du marché des broutards où certains animaux partaient à moins de 500 euros.

Les plus lus

Des camions brulés dans un incendie
Porc : incendie de la flotte de camions de l’abattoir Paris Terroirs à Houdan

Ce week-end de Pâques, Cooperl a perdu ses camions frigorifiques de l’abattoir de Houdan, dernier abattoir porcin d’ile de…

oeufs industrie
Œufs : L’UE importe plus, l’Ukraine et la Turquie en profitent

L’évolution des prix des œufs français, au  27 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

quai de déchargement des porte conteneur
Viande bovine : record historique des importations européennes au mois de janvier

Jamais sur un mois de janvier, l’Union européenne n’avait importé autant de viande bovine qu’en 2026. Les envois étaient…

poule rousse dans un champ vu de prés
Prix des poules de réforme – Cotation réalisée le 27 mars 2026

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR (…

4 personnes devant un rayon oeuf
Œufs : « Metro fait ce qu’il faut faire quand on s’engage à sortir de la cage : travailler sur l’offre et avec ses clients »

Le grossiste Metro France a publié sa feuille de route pour sortir définitivement des œufs de poules en cage d’ici mars 2028,…

Drapeaux de l'UE et d'Australie ensemble
Accord UE-Australie : « La Commission a manifestement tenu ses engagements » sur la viande et le sucre selon Jean-Noël Barrot

Alors que les filières ovines et bovines françaises, ainsi que le sucre, s’inquiètent de l’accord commercial entre l’UE et l’…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio