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Vers une meilleure tenue des cours en décembre

Une meilleure tenue des cours des porcs européens n’est pas à exclure à court terme, l’offre s’annonçant modérée pour une demande peu évolutive.

Alors qu’elle avait entraîné toute l’Europe à la baisse, l’Allemagne semble vouloir rebondir. La tendance reste tout de même incertaine pour ces prochaines semaines. La hausse de 2 centimes d’euro réalisée à la mi-novembre outre-Rhin ne faisait pas l’unanimité. Alors que les abattoirs prônaient un maintien, les producteurs jugeaient les enlèvements très fluides. Un ressenti que tendaient à confirmer des abattages records, souligne le MPB. L’activité des outils s’installait aussi à des sommets en Espagne, où malgré une forte croissance de la production et l’arrivée de deux jours fériés (les 6 et 8 décembre), les prix semblaient vouloir se stabiliser. En France, le commerce apparaissait tout proche de l’équilibre, quelques retards d’enlèvement liés aux jours chômés de début novembre alourdissant l’offre dans un contexte de demande régulière sans plus.

Une demande à surveiller de près

Pour décembre, les prévisions restent à une offre européenne modérée. Les stocks de viandes sont au plus bas et la production marque le pas, excepté en Espagne. Noël et le Nouvel An s’annoncent moins défavorables au commerce, tant en viande (moins de repas de fêtes) qu’en porcs vivants (retards d’enlèvement limités). Du côté du grand export, l’incertitude plane. Bien que toujours tonique, la demande internationale s’est éloignée de ses plus hauts de l’été. L’Europe reste chahutée par les grands intervenants mondiaux, comme les États-Unis, très compétitifs du fait de la chute des cours avec la forte croissance de la production. Une agressivité qui sera liée à la parité euro/dollar annoncée très volatile à court terme.

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