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Un « weather market » influent

Les grands froids sévissent actuellement aux États-Unis et dans le bassin mer Noire, mais l'arrivée de la neige rassure. Elle crée cependant des difficultés logistiques qui suscitent une fermeté passagère.

Période du 29 janvier au 4 février. Le dernier rapport du CIC sur les estimations mondiales de production et de marché des céréales, datait de fin novembre 2103. De telle sorte que la nouvelle mouture, publiée le 30 janvier dernier, n'a pas provoqué de surprise par la révision en hausse des estimations de production, d'échanges et de stocks, les derniers rapports de l'USDA s'étant prononcés, entre temps, dans le même sens de disponibilités records. La production mondiale toutes céréales est annoncée par le CIC à 1 964 millions de tonnes (Mt), soit 10 % de plus que l'an dernier, dont +8 % pour le blé, à 707 Mt, et +11 % pour le maïs, avec 959 Mt. Les 7 Mt supplémentaires de production de blé prévues par le CIC se retrouvent dans le stock de report, passé à 188 Mt. Un stock copieux, mais moindre qu'en 2010/11 (194 Mt) et en 2011/12 (192 Mt). En revanche, la forte hausse de production de maïs n'accroît que de 1 Mt, le stock final prévu à 158 Mt, le plus important de ces dernières années. Malgré ces chiffres élevés, le rapport du CIC n'a pas pesé directement sur le marché céréalier, beaucoup plus soumis aux évolutions climatiques. La crainte des conséquences des grands froids sur les cultures aux États-Unis et sur le bassin mer Noire a été atténuée ces jours derniers par les chutes de neige, laissant espérer une couverture suffisante, mais qui perturbent transport et chargements.

La baisse de l'euro favorise la compétitivité

Autre facteur perturbant, la baisse des bourses financières, qui se traduit par celle de l'euro par rapport au dollar, favorise la compétitivité des céréales européennes. Sur ce point, les tirages d'exportation de blé et les chargements dans les ports français notamment, constituent toujours le soutien essentiel du marché du blé. Le ratage du tender égyptien qui avait pesé, dans l'instant, sur les prix, a été surmonté depuis. Et si les cours sont fluctuants, ces fluctuations s'opèrent dans une fourchette étroite, les primes sur le physique demeurant solides. On cote, en ce début de semaine 6, le blé rendu Rouen, 188 euros.

Le marché du maïs est lui aussi, soumis aux caprices du temps, que ce soit en Argentine où l'arrivée des pluies apaise, ou aux États-Unis et en Ukraine qui souffrent de problèmes logistiques induits par le froid, et une tendance haussière, contenue néanmoins par l'abondance des disponibilités dans ces pays. Le marché français ne dispose que d'un modeste courant intérieur et les cours du physique se tassent.

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