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Foie gras
Un retour à des performances satisfaisantes en 2018

La filière foie gras se remet doucement des deux dernières années. À défaut de retrouver ses volumes de production d’avant la crise, ses performances de 2018 satisfont l’interprofession.

En France, 80% du foie gras est vendu en GMS, le reste se fait en restauration et en vente directe.
© Ph. Asset-Cifog-Adocom

En foie gras, « 2018 est une bonne année dans l’univers des produits festifs. Les performances ne sont pas revenues au niveau des années d’avant-crise, mais elles sont revenues à un niveau satisfaisant », s’exclame Marie-Pierre Pé, directrice du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog). D’après les premières estimations, les ventes ont progressé de 2,6 % en volume et de 7,5 % en valeur par rapport à 2017, pour atteindre un chiffre d’affaires de près de 324 millions d’euros en GMS. De quoi donner le sourire aux professionnels de la filière. « 80 % de nos produits sont vendus en grandes et moyennes surfaces, il faut aussi prendre en compte la part de la restauration et des ventes directes », ajoute Marie-Pierre Pé. Les producteurs, sortis de l’angoisse des crises sanitaires des deux années précédentes, sont repartis sur un modèle robuste et sécurisé.

Maintien du prix du foie gras pour 2019

« L’investissement de la part des entreprises pour sortir de la crise a été très important et difficile à chiffrer », souligne Marie-Pierre Pé. Conséquence : le prix du foie gras en GMS ne devrait pas diminuer cette année malgré la hausse des volumes de ventes en 2018 par rapport à 2017. Pour rappel, en 2017, les volumes de ventes de foies gras avaient reculé de 12,4 % par rapport à 2016, mais avaient augmenté de 2,8 % en valeur. « Les entreprises ont tellement investi qu’elles n’ont pas intérêt à tout de suite baisser le prix malgré la croissance de la production sur 2018 », explique la directrice du Cifog. Le prix du foie gras entier en GMS est actuellement autour de 80 euros le kilogramme (entre 65 et 70 euros en promotion). « Nos ventes ont augmenté en valeur notamment, car le foie gras entier correspond à ce que recherchent le plus les consommateurs actuellement, et à la préparation la plus prisée », relate Marie-Pierre Pé. Par ailleurs, le Cifog communique pour désaisonnaliser l’achat de foie gras par les consommateurs, ne se limitant plus aux fêtes de fin d’année.

Les exportations ont repris au sein de l’UE

La filière foie gras cherche maintenant à retrouver ses volumes d’avant-crise à l’exportation. « Les exportations ont repris au sein de l’Union européenne, vers la Belgique, l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni », précise Marie-Pierre Pé. Même constat pour la Suisse, Hong Kong et Singapour. En revanche, Taïwan se montre plus méfiant quant à la qualité sanitaire des produits. « Nous allons rencontrer des dirigeants taïwanais pendant le Salon de l’agriculture pour voir si nous pouvons trouver un moyen d’y exporter à nouveau », indique Marie-Pierre Pé. La filière est aussi en cours de négociation pour agréer à nouveau quelques établissements aux États-Unis.

Autre produit de la filière qui a subi la crise : le magret de canard, « qui a disparu des rayons des GMS et des cartes des restaurateurs, selon la directrice du Cifog, nous avons travaillé l’an dernier avec Marmiton pour donner des idées de recette aux consommateurs. C’est une viande coûteuse, mais de bonne qualité organoleptique et diététique ».

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