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Un marché toujours encombré

Faute de consommation dynamique, les abattages baissent. Les engraisseurs limitent les mises en place, ce qui se répercute sur le marché des petits veaux.

Les achats des ménages de viandes de veau ont reculé de 6,4 % sur les dix premiers mois de l'année selon FranceAgriMer-Kantar Worldpanel. Même le Festival du veau n'a pas réussi à enrayer cette érosion. Si les professionnels ont jugé cette opération correcte, la concurrence accrue avec le porc ou le bœuf a limité les ventes. Les abattages ont diminué de 2,21 % en cumul de janvier à octobre, selon Agreste. Les cours des veaux de boucherie ont entamé leur reprise saisonnière depuis la rentrée, mais ne retrouvent pas leur niveau de 2013. Leur prix moyen pondéré, calculé par FranceAgriMer, s'établissait fin novembre à 603,80 euros les 100 kg, soit 4,6 % de moins que l'an passé. Seule note positive, l'Imfal (indice des matières premières entrant dans la fabrication des aliments d'allaitement) se situe près de 40 % sous son niveau de l'an dernier, de quoi donner de l'air aux trésoreries.

Petits veaux : les prix au niveau plancher

Mais la mauvaise tenue du commerce se répercute dans les étables, les engraisseurs mettant moins de veaux en place. Dans ce contexte, les acheteurs ne se sont pas bousculés sur le marché des petits veaux laitiers. Fin octobre, les prix ont atteint un niveau plancher, similaire à celui de 2013, dont ils n'ont pas décollé depuis. Alors que les mises en place correspondant aux sorties de la Pentecôte se rapprochent, les tarifs n'ont pas donné de signes de frémissement, une tendance qui devrait se prolonger à court terme, les fêtes de fin d'année et leur cortège de marchés annulés et reportés pourraient en effet limiter la traditionnelle reprise.

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