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Un automne très difficile

La grogne monte sur les marchés en vif, suite à l'ampleur de la chute des cours. Les vaches laitières sont les plus touchées, mais la baisse est générale.

La baisse des cours de vaches laitières P au stade entrée abattoir est considérable depuis la rentrée : 32 centimes d'euros ces sept dernières semaines (-10 %). D'un côté, la consommation française de viande bovine reste ralentie, de l'autre, l'offre est large. Avec la chute du prix des produits laitiers, certains industriels ont d'ores et déjà annoncé une baisse du prix du lait. Selon l'Institut de l'élevage (Idele), les réformes s'accélèrent, progressant de 6 % par rapport à 2013 sur la période de cinq semaines se terminant mi-octobre. Enfin, les opérateurs français disposent d'importations (allemandes, polonaises) à des prix très compétitifs depuis l'embargo russe. Cette morosité s'est répercutée sur le marché des vaches allaitantes. Seul le haut de gamme tire son épingle du jeu.

Difficile aussi en jeunes bovins

Alors que l'automne est souvent synonyme de hausse des prix des jeunes bovins, cette année fait figure d'exception. Les cotations France entrée abattoir des jeunes bovins viande R et lait O ont respectivement reculé de 10 centimes (-2,7 %) et 22 centimes (-6,9 %) depuis la fin août. Les importateurs ne sont pas au rendez-vous. La demande italienne, plus faible, descend en gamme et se tourne vers les viandes polonaises qui peuvent être jusqu'à 30 % moins chères que les viandes françaises. À 6 900 têtes équivalent carcasse (téc), nos ventes à l'Italie ont reculé de 4 % en juillet, selon l'Idele. Les achats de l'Allemagne ont aussi baissé (-4 % à 2 400 téc). Seul le débouché grec a repris de la vigueur (+2 % à 4 800 téc), mais au prix d'une baisse tarifaire.

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