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Stabilisation des prix du colza

Les cours du colza sont passés sous la barre psychologique des 390 €/t sur Rouen avant de se reprendre lundi 3 avril, pour terminer sur une note stationnaire, suivant l’évolution du soja coté sur Chicago.

Semaine du 28 mars au 4 avril. Les prix du colza sur Euronext et le marché physique hexagonal ont joué aux montagnes russes, pour terminer la semaine à l’équilibre. Les cours ont dans un premier temps reculé, suivant l’évolution baissière du soja coté sur Chicago, suite au rapport du Département américain à l’Agriculture (USDA) sur les surfaces et les stocks aux États-Unis, publié le 31 mars. D’après ce dernier, les semis atteindraient 36,21 millions d’hectares (Mha) en 2017, contre 33,76 Mha en 2016. Les stocks atteignent 44,07 millions de tonnes (Mt) en mars 2017, contre 38,89 Mt l’an dernier à pareille époque. En Amérique latine, les perspectives de production atteignent des sommets au Brésil. L’analyste Informa projette une récolte nationale à 111 Mt, quand Agroconsult s’attend à 113,3 Mt. En Argentine, la production atteindrait 57,5 Mt (chiffre d’Informa). En Europe, des observateurs s’attendent à un retour à la normale de la collecte sur l’Union européenne. La Commission s’attend à une production de colza à 22,6 Mt en 2017, contre 20 Mt en 2016. Stratégie Grains espère de son côté 21,73 Mt en mars 2017, contre 21,58 Mt le mois précédent. Néanmoins, les prix de la graine européenne se sont bien repris le 3 avril, tirés vers le haut par les huiles.

Hausse de la demande en huile de palme

Les opérateurs s’attendent à une hausse de la demande en huile de palme, avant le ramadan. Cette hausse est d’ailleurs déjà palpable, puisque des analystes privés rapportent une progression de 7 % des expéditions d’huile de palme malaisienne entre février et mars. Cela a fait grimper les cours sur Kuala Lumpur, modifiant par ricochet ceux de l’huile et de la graine de colza européennes. Les consommateurs européens d’huile sont revenus aux achats en début de semaine 14, générant un potentiel besoin en graines. En tournesol, le manque d’entrain sur le marché intérieur pèse sur les cours de la graine.

La France peut importer des pois sur l’Inde jusqu’au 30 juin

Du côté des protéagineux, les cours baissent dans l’ensemble, suivant l’évolution baissière des céréales et des tourteaux, sur fond de marché atone. L’information principale concerne la dérogation accordée le 30 mars par l’Inde aux exportateurs français de ne pas traiter au bromure de méthyle les cargaisons de pois jaune, et ce au moins jusqu’au 30 juin. Une décision qui a rassuré les opérateurs.

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