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Stabilisation des cours du colza

Le manque de nouvelles a empêché les prix de la graine européenne de prendre une direction claire cette semaine. Le marché du soja reste très offert, alors que les opérateurs s’attendent à une hausse de la demande en huile de palme.

Semaine du 14 au 21 mars. Les cotations du colza sur Euronext et les places hexagonales n’ont guère évolué d’une semaine sur l’autre. Peu de nouvelles permettant d’orienter le marché dans un sens ou dans l’autre sont à signaler. Bon nombre d’analystes ont publié des chiffres, mais déjà plus ou moins attendus par le marché. Par exemple, la récolte de soja est attendue en hausse au Brésil, tout comme les surfaces aux États-Unis. L’association des triturateurs de soja brésilien projette la collecte du pays à 107,3 millions de tonnes (Mt) en mars, contre 104,6 Mt en février. L’analyste AgroConsult s’attend de son côté à une récolte nationale à 111 Mt, contre 107,8 Mt le mois précédent. Aux États-Unis, la maison de courtage Allendale projette les semis à 35,946 millions d'hectares (Mha) en mars, contre 33,764 Mha en février. Néanmoins, des grèves des transporteurs de graines en Amérique latine sont à craindre, élément potentiellement haussier.

Les cotations des huiles du palme ont cédé du terrain, conséquence d’un marché qui s’attend à une hausse de la production sur le court terme. Ceci a entraîné l’huile de colza européenne à la baisse, et généré un courant d’échanges sur Rotterdam. Des analystes espèrent toutefois une reprise de la demande de l’Inde en huile de palme avant le ramadan et des industriels européens du biocarburant dans le courant du mois d’avril, susceptible de faire rebondir les prix de la graine de colza par ricochet. En France, le manque d’offres n’incite pas à dynamiser les échanges, qui restent réduits. Les conditions de culture sont plutôt bonnes de leur côté. En tournesol, les prix ont connu un net repli, sous la pression de l’huile.

Protéagineux : marché vendeur

Du côté des protéagineux, le marché est jugé vendeur, pesant sur les prix. La demande est faible : seuls quelques fabricants d’aliments du bétail nationaux et du nord de l’Europe (Belgique, Pays-Bas) s’intéressent aux pois et aux féveroles françaises, alors que les organismes stockeurs cherchent à écouler leurs marchandises. Dans les champs, si un certain retard des semis de printemps est à signaler dans l’est du pays, le développement des cultures se déroule dans de bonnes conditions dans le Sud.

Sur la scène internationale, l’Australie pourrait voir ses surfaces de pois chiches augmenter, élément potentiellement baissier pour le pois jaune français, son produit de substitution sur la destination indienne.

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