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Solide appétit pour la biscuiterie de la Maison Le Goff

Rachetée en 2019 par Bio Conquête, la biscuiterie finistérienne a investi 700 000 euros dans la modernisation de ses lignes et vise le doublement de ses ventes d’ici à cinq ans.

Marie-Laure Jarry, directrice générale de Maison Le Goff. © DR
Marie-Laure Jarry, directrice générale de Maison Le Goff.
© DR

Depuis son rachat, au printemps 2019 par Bio Conquête, société de prise de participations dans le bio auprès de la famille fondatrice, la biscuiterie Maison Le Goff (32 salariés, 4 M€ de CA) engage sa mutation pour accélérer son développement. Elle est installée à Saint-Martin-des-Champs (Finistère) et spécialisée dans la production de pâte jaune (quatre-quarts, gâteaux bretons…) et de biscuits (galettes, palets, etc.). La société, née en 1950, vend toute sa production en GMS à marques de distributeurs, soit 2 000 tonnes par an, à 70 % en pâte jaune. Dans le futur, la biscuiterie proposera sa marque Maison Le Goff (en cours de lancement) pour des références montées en gamme. L’an passé, elle a engagé 700 000 euros dans la modernisation d’une partie de ses cinq lignes de production « pour fabriquer de nouveaux produits dans de nouveaux emballages », explique sa directrice générale, Marie-Laure Jarry.

La biscuiterie a développé des galettes de sarrasin, fabriquées avec des ingrédients (farine, œufs) issus de productions garanties sans traitements de synthèse, via l’association Merci les Algues. Et elle prévoit de mettre sur le marché l’an prochain une gamme de crackers.

En parallèle, la biscuiterie a décroché fin 2019 sa certification en bio. Ce qui lui a permis de lancer une gamme de cookies pour la marque Marlette. Elle prévoit également de créer prochainement sa marque dédiée aux magasins spécialisés. La biscuiterie active plusieurs leviers en production et vise de nouveaux marchés (restauration, épiceries fines, magasins spécialisés en bio, exportation) pour accélérer sa croissance.

« D’ici à cinq ans, nous pouvons viser les 8 millions d’euros avec une production de plus de 3 000 tonnes avec l’outil actuel, et des ventes à nos marques à hauteur de 20 à 30 % », estime Marie-Laure Jarry.

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