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Exportation
Sénalia multiplie les contacts à travers le monde

Renforcer, créer des liens avec ses partenaires, c’était le thème choisi par Sénalia comme fil conducteur de son assemblée générale 2018, marquée par la reprise d’activité du groupe après un exercice 2016-2017 décevant à l’exportation céréalière.

Pour l'actuelle campagne, Sénalia vise 4 Mt de céréales exportées.
© Sénalia

À l’issue de l’assemblée générale 2018 du groupe coopératif Sénalia, tenue à Paris le 11 janvier, son directeur général, Gilles Kindelberger a souligné l’objectif de resserrement des liens entre le groupe et ses différents partenaires, depuis les chargeurs, utilisateurs de ses installations portuaires, jusqu’aux pays de destination, notamment le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest.

L’exercice 2018 (1er juillet 2017-30 juin 2018) a été celui du redressement de l’activité de Sénalia, après une campagne précédente décevante. Le bilan exportation de céréales 2015-2016 avait été exceptionnel, avec 5,2 Mt de céréales (blé et orge) chargées, et la chute de cette activité en 2016-2017, à 1,8 Mt, n’en avait paru que plus douloureuse. La récolte de blé 2017 a permis de retrouver un niveau de chargements plus significatif, même si, avec 2,8 Mt, il est resté inférieur à la moyenne (3,72 Mt) des sept dernières années. Pour l’actuelle campagne, l’objectif visé, de 4 Mt, devrait être atteint, malgré un début de saison laborieux.

Les partenariats croissants avec l’agro-industrie

Si le chargement des navires demeure le métier historique de Sénalia, le groupe entretient ses gènes de la diversification, qui lui ont permis de préserver, au fil des décennies un équilibre financier, même en cas de crises sectorielles. Ainsi, pour la seconde année consécutive, les partenariats agro-industriels représentent plus de la moitié de l’activité du groupe. Ces partenariats lient Sénalia avec Tereos pour la logistique blé, Saipol pour la logistique trituration, Cargill-Barry Callebaut pour le cacao, Panzani pour le blé dur et Sucre Union pour le sucre ; ce dernier secteur a fait, avec la suppression des quotas et une récolte record de betteraves, un bond en avant spectaculaire l’an dernier, les chargements atteignant 178 000 t, du jamais vu depuis dix ans.

Poursuivre les investissements techniques et stratégiques

En 2017-2018, Sénalia a poursuivi sa politique d’investissement sur les équipements, la logistique, l’informatique ou l’environnement (par le développement des transports, fluviaux et ferroviaires). L’enveloppe des investissements s’élève à 7,9 M€, dont près de la moitié consacrée à la mise en place – avec l’appui financier du port de Rouen – de nouveaux portiques facilitant les chargements des navires.

Les réalisations stratégiques ne sont pas en reste : signature d’un partenariat avec la Scael, assurant la gestion indépendante par Sénalia des silos portuaires du groupe céréalier chartrain, ou encore, le rachat de 50 % des parts du commissionnaire en transport ferroviaire Magestiv.

Ce dynamisme de Sénalia se traduit, à l’issue du dernier exercice, par un chiffre d’affaires de 30,8 M€, en hausse de 20 % sur le précédent, grâce principalement à l’augmentation de 28 % du chiffre d’affaires céréales. Mais une immense inquiétude demeure, selon Thierry Dupont, son président : l’« attitude restrictive et irréaliste de l’UE », France en tête, vis-à-vis de sa production céréalière et de sa vocation exportatrice.

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