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Envolée des envois norvégiens
Saumon et cabillaud de Norvège renforcent leur position en France

© NSEC - Seafood Norwegian seafood council

2021 a été une année de tous les records pour les exportations norvégiennes de produits de la mer. Pour la première fois, le pays a dépassé la barre des 3 millions de tonnes de marchandises exportées pour un montant de 120,8 milliards de NOK (12,125 milliards d'euros), en hausse de 14,3 % sur un an, rapporte le Norwegian Seafood Council. Saumon, cabillaud, crabe, maquereau, hareng, truite et lieu noir sont autant d’espèces ayant enregistré d’importantes revalorisation à l’export. En outre de la forte demande, l’appréciation de la couronne norvégienne par rapport à 2020 a aussi contribué à l’augmentation de la valeur des exportations. Le saumon tire son épingle du jeu avec des expéditions qui ont flambé de 13 % en volume à 1,3 millions de tonnes et de 16 % en valeur à 81,4 milliards de NOK (8,17 milliards d'euros). L’ouverture de la restauration hors domicile a permis de redresser la consommation.  

Le saumon et la morue très sollicités par les Français  

La France reste un client important pour la Norvège, se positionnant comme le troisième marché avec la plus forte croissance des envois en valeur soit +15 % par rapport à 2020. Malgré l’ouverture des restaurants pendant l’été, les achats des ménages français pour une consommation à domicile en saumon sont restés très soutenus. Pour le cabillaud, si dans plusieurs pays sa consommation a accusé une baisse sensible après la forte hausse de la demande au début de la pandémie, la France fait figure d’exception. En 2021, les ménages Français ont été très friands de cabillaud frais.

Au total, les envois norvégiens de cabillaud enregistrent une hausse de 15 % sur un an en volume et de 2 % en valeur. Les exportations vers les marchés européens s’accroissent au détriment des marchés asiatiques. En 2021, 64 % des envois de cabillaud entier congelé étaient destinés aux états membres contre 59 % en 2020 et 48 % en 2019. En cause, la hausse des coûts de transport vers et depuis l'Asie et les restrictions à l'importation sur les produits de mer en Chine liées au coronavirus. 

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