Aller au contenu principal

Marché de gros
Rungis s’adapte aux nouveaux menus de fête

Malgré le désagrément des grèves, mi-décembre, les grossistes du Min de Rungis s’activaient et mettaient en avant leurs nouveautés afin de satisfaire toutes les bouches pour des repas de fête en mutation. Reportage.

Le 12 décembre, au Min de Rungis, malgré un climat rendu difficile par les grèves, les grossistes restent motivés et prêts pour répondre aux attentes de leurs clients en cette période de fête. Comme chaque année, les produits traditionnels de Noël sont à l’honneur : volailles festives, foie gras, huîtres et crustacés, litchis ou encore champignons, toutes les saveurs sont retrouvées.

Les grossistes s’adaptent aussi aux évolutions des habitudes des consommateurs qui recherchent de plus en plus qualité et proximité. La tendance du « consommer moins mais consommer mieux » est claire. « Avant, le consommateur mangeait une douzaine d’huîtres, la tendance est aujourd’hui à un petit nombre par personne, de bonne qualité et généralement de petit format », constate Véronique Guillardeau, présidente du commerce de gros en marée Blanc. Les fournisseurs s’adaptent aussi à l’évolution de la taille moyenne du foyer familial en proposant, par exemple, des volailles de petits gabarits comme le mini-chapon.

Il y a un retour au végétal

Du côté des fruits et légumes, Fatima Guillou, directrice générale de Butet, observe un retour en force des anciens légumes et une belle progression des ventes des mini-légumes, des germes et des citrus. « La demande a progressé de plus de 20 %. Il y a un retour au végétal, et ces produits en vogue sont des produits d’avenir », confie-t-elle.

Le consommateur est également sensible à l’empreinte carbone de ses fruits et légumes et privilégie de plus en plus les produits de saison. Si les litchis et les mangues continuent d’être achetés, les volumes vendus diminuent tout comme les ventes de pêches et nectarines. Le grossiste Paris Select mise plutôt cette année sur la clémentine corse label Rouge. « C’est un produit de saison qui valorise les producteurs et le terroir français. Le consommateur y est sensible », commente Didier Ioli, dirigeant de la société.

Alternatives à la viande et « faux gras »

L’innovation reste un défi de taille pour les fournisseurs qui cherchent à répondre aux tendances croissantes végétarienne, vegan et bio. En ce sens, Butet propose des fleurs comestibles, acidulées ou sucrées, comme les œillets ou les pensées pour agrémenter ou décorer un plat. L’entreprise commercialise également des feuilles de mertensie maritime qui ont le goût d’huître. Le groupe Dispéré bio propose pour sa part des alternatives à la viande, notamment un « faux gras », une préparation vegan à base de noix de cajou, de champignons et porto dont le goût et l’aspect ressemblent au foie gras.

La maison Médelys propose quant à elle des alternatives à base de protéines végétales, de graines ou de légumes secs. Le grossiste a lancé en 2019 une centaine de nouveaux produits tels que des préparations à base de pois chiches ou des taramas. « On peut faire un beau repas avec des champignons, des châtaignes, du fromage, des fruits et légumes de saison et des épices », résume Frédéric Masse, président de Masse.

Si mi-décembre les volumes vendus étaient en deçà d’un mois de décembre traditionnel, les grossistes espéraient se rattraper les prochaines semaines, car la période de Noël représente entre 20 et 30 % de leur chiffre d’affaires annuel.

Les plus lus

des poules oranges
Prix des poules pondeuses – Cotation réalisée le 07 mai 2026

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR (…

Œufs aux drapeaux ukrainien et turc
Œufs : les importations européennes bondissent de 65 % au premier trimestre, l’Ukraine et la Turquie en profitent

Les importations d’œufs de l’Union européenne ont atteint un record sur le premier trimestre 2026. L’Ukraine a progressé, mais…

batau porte conteneur de dos
Viande bovine : la consommation continue de reculer dans l’UE, mais les importations vont bondir en 2026

La consommation par bilan de viande bovine va continuer son déclin en 2026, selon les prévisions de la Commission européenne.…

conteneur bresilien au port
Viande bovine : les exportations brésiliennes pourraient chuter de 10 % à cause de la Chine

Les droits de douane instaurés par la Chine sur la viande bovine vont bientôt conduire à l’arrêt des exportations du Brésil,…

vue en contre plongée, dans une allée entre des conteneurs sur un port
Viande bovine : chute attendue de 13 % des importations chinoises en 2026

La production mondiale de viande bovine est attendue en légère baisse en 2026. Ce alors que le premier importateur mondial, la…

vaches dans une prairie
Quelles sont les conséquences des mesures pour réduire le cheptel laitier aux Pays-Bas sur le marché du lait européen ?

Les Pays-Bas mettent en place un système d’aides pour réduire les troupeaux laitiers. Si les effets à court-terme seront peu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio