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« Rungis, c’est le cœur battant de l’agriculture française » pour Annie Genevard

La visite, par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, du premier pavillon de la souveraineté alimentaire, qui donnera plus de place à la Coopération agricole au marché international de Rungis s’inscrit dans son engagement pour reconquérir la souveraineté alimentaire française. 

Annie Genevard et Stephane Layani, à Rungis
Annie Genevard et Stephane Layani, à Rungis, s'accordent sur le rôle clé du Min pour l'agriculture française
© Catherine Takougang

Le chantier du futur pavillon de la souveraineté alimentaire a été visité par Annie Genevard, à Rungis, ce mardi 18 mars, en présence de Stéphane Layani, PDG de la Semmaris et d’acteurs du secteur agricole et agroalimentaire.

Lire aussi : Viande, lait, œuf : la France perd sa souveraineté, le point en une infographie 

Les coopératives agricoles trouvent leur place à Rungis

Le pavillon de la souveraineté alimentaire, en cours de construction, sera livré en juin 2025 et représente un investissement de 5,8 millions d’euros. D’une superficie de 2 642 m², il rassemblera les produits emblématiques du patrimoine gastronomique français, issus de toutes les filières agricoles. « L’objectif est de créer un espace dédié à la valorisation des produits de terroir des 18 régions de métropole et d’outre-mer. Nous voulons également renforcer leur visibilité sur le marché national et soutenir des produits hautement qualitatifs souvent oubliés », explique Stéphane Layani.

« Ce projet permettra de donner une place aux coopératives françaises qui n’y sont pas encore représentées »

Ce pavillon est aussi l’occasion d’intégrer les coopératives agricoles encore absentes du marché de Rungis. « Actuellement, nous comptons une quarantaine de coopératives sur le site. Ce projet permettra de donner une place aux coopératives françaises qui n’y sont pas encore représentées » ajoute-t-il. 

Lire aussi : Souveraineté alimentaire : quelles sont les fragilités françaises ?

Rungis, marché de l’origine France

Premier marché de produits frais au monde, avec trois millions de tonnes de produits qui y transitent chaque année et nourrissant quotidiennement 18 millions de personnes, Rungis affiche un taux élevé de produits nationaux. « 60 % des produits vendus ici sont français, dont 95 % du porc et 65 % des légumes », précise Stéphane Layani. Avec ses 100 000 acteurs de la chaîne agroalimentaire, le marché de Rungis joue un rôle clé dans la distribution des produits français. La ministre et le président du marché de Rungis s’accordent sur un point : « Rungis, c’est le cœur battant de l’agriculture française, il faut que les produits origine France y soient plus représentés ».

Lire aussi : Souveraineté alimentaire : sur le bio, le compte n’y est pas

Le combat d’Annie Genevard pour une alimentation plus souveraine 

« En matière de volaille et de fruits, on a de la souveraineté à reconquérir » affirme Annie Genevard. « Nous devons penser aux générations futures et à ce que nous laisserons dans l’assiette de nos enfants. » insiste-t-elle. 

« En matière de volaille et de fruits, on a de la souveraineté à reconquérir » 

Dans cette volonté de renforcer la résilience alimentaire, Annie Genevard prévoit d’organiser, d’ici juin, des conférences avec chaque filière agroalimentaire afin que chacune élabore un plan de reconquête de la souveraineté alimentaire. D’autres mesures sont également à l’étude. La ministre compte notamment préserver le foncier agricole français, simplifier les démarches administratives et lutter contre la francisation des produits issus de pays étrangers.

 

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