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Oléoprotéagineux
Retrait significatif des cours du colza

L’effritement des cours de l’huile de palme sur Kuala Lumpur et du soja sur Chicago justifient la tendance baissière observée sur le marché du colza. Autre élément baissier : les bonnes conditions de semis au Brésil.

Période du 13 au 20 novembre. Les cotations du colza ont cédé du terrain sur les places physiques hexagonales et Euronext sur les sept derniers jours, essentiellement du fait du repli des cours de l’huile de palme sur Kuala Lumpur et plus récemment de ceux du soja sur Chicago. Concernant les huiles, le marché s’attend toujours à une hausse des réserves dans les pays d’Asie du Sud-Est, et les opérateurs se positionnent massivement à la vente sur le marché à terme de Kuala Lumpur. À tel point que ce dernier est désormais jugé survendu, et dispose d’un petit potentiel haussier. Les cours de l’huile de colza sur Rotterdam ont suivi la baisse de celle de palme. Notons néanmoins que le froid qui s’abat sur l’Europe actuellement est plutôt favorable à la demande en ester méthylique de colza. En soja, les prix sur Chicago prenaient le chemin de la hausse en fin de semaine 46, à la suite des déclarations de Donald Trump indiquant que la Chine souhaitait un « deal », et pourrait ne pas mettre en place de taxes supplémentaires sur les importations chinoises. Néanmoins, les pays réunis, le 17 novembre, lors du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) en Papouasie-Nouvelle-Guinée ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur un communiqué commun pour la première fois de leur histoire. Et ce, en raison de l’attitude du vice-président américain, Mike Pence, qui aurait été particulièrement critique envers la Chine lors de l’évènement. Ainsi, les prix du soja sont repartis en nette baisse lors de la séance du 19 novembre sur Chicago, pesant par ricochet sur ceux du colza sur Euronext. Autre élément baissier : les bonnes conditions de semis au Brésil, qui pourrait voir les surfaces de soja augmenter cette année, afin de fournir l’ogre chinois.

Enfin, la peste porcine africaine continue de s’étendre en Chine, susceptible d’affecter la demande en protéines des fabricants d’aliments pour animaux locaux. En France, les primes continuent de grimper, conséquence des besoins des industriels en graines de colza. Néanmoins, les vendeurs espèrent encore des prix plus rémunérateurs, freinant les échanges. En tournesol, la prime oléique se raffermit également et des affaires se traitent continuellement. Le marché est beaucoup plus calme du côté de la graine standard.

Le tourteau de soja encore demandé

En tourteaux, le soja génère toujours de l’intérêt de la part des fabricants d’aliments pour animaux dans l’Ouest, facteur de hausse des prix sur les places hexagonales. En revanche, le colza et le tournesol sont moins recherchés, et les cours de ces produits évoluent donc peu.

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