Projet de loi Descrozaille : le Sénat veut réduire l’inflation et rééquilibrer le rapport industrie-commerce

- - 2 min

En commission des Affaires économiques, les sénateurs ont modifié en profondeur la proposition de loi dite « produits de grande consommation » du député Frédéric Descrozaille, le 8 février. Pour les sénateurs, leur proposition permet « de rééquilibrer le rapport de force entre fournisseurs et distributeurs, tout en préservant la liberté contractuelle » et « d’essayer de réduire l’inflation sur les produits alimentaires ».

Considérant que l’expérimentation du relèvement de 10% du seuil de revente à perte sur les produits alimentaires a été un « échec », « qui s’est traduit par un chèque en blanc à la grande distribution, sans aucune amélioration de la situation des agriculteurs », la commission des Affaires économiques du Sénat a suspendu son application jusqu’au 1er janvier 2025. « En raison de l’inflation qui atteint 14% sur un an pour les produits alimentaires, elle a suspendu ce mécanisme qui représente, chaque année, environ 600 millions d’euros prélevés dans la poche du consommateur sans qu’ils n’aient « ruisselé » sur les agriculteurs », argumentent les sénateurs.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

grande distribution
Suivi
Suivre

Les sénateurs ont également élargi l’encadrement des promotions aux produits de droguerie-parfumerie-hygiène (DPH). « Cette mesure aurait un effet inflationniste minime, largement inférieur aux gains de pouvoir d’achat que représente la suspension du SRP+10 », déclarent-ils.

Enfin, concernant l’article 3 et le flou juridique en cas de non-accord au 1er mars, la commission prévoit que « le prix applicable durant le préavis de rupture doit désormais tenir compte de la situation économique du marché (inflation, hausses moyennes acceptées par les concurrents, etc.) et recouvrir, à tout le moins, l’évolution du prix des matières premières agricoles ». Les sénateurs de la commission estiment que cela va « éviter les risque de déréférencement, de rupture d’approvisionnement et de livraison à perte ».

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires