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Projet de création d’un label « emploi durable »

Certains groupements d'employeurs forment et fidélisent du personnel temporaire.
© Valerio Mezzanotti

Les Geiq sont des groupements d’employeurs spécialement impliqués dans l’insertion et la qualification professionnelles. Ils sont quelque 150 en France, généralement liés à des groupements d’employeurs qui établissent de simples contrats tripartites d’embauche temporaire avec le salarié et l’entreprise adhérente. Leur effectif est très réduit au regard de celui des groupements d’employeurs classiques. Aussi, la Fédération française des Geiq (FFGeiq) propose-t-elle un label distinguant les groupements d’employeurs œuvrant en faveur de l’emploi durable. La FFGeiq devait présenter le 19 octobre au Conseil économique, social et environnemental (Cese) son projet de labellisation.

« Le label est une façon de valoriser ce que font les groupements d’employeurs pour l’emploi et de les soutenir sur le plan national », commente Pascale Fontana, directrice de Ressources 84, dans le Vaucluse, un « ensemblier » comprenant le groupement d’employeurs Géode, le Geiq Geste, une ETTI (entreprise de travail temporaire d’insertion), Respectim et une structure de formation. Cet ensemble présidé par Christophe Drone, directeur du site Agis (groupe LDC) d’Avignon, comprend quelque 25 entreprises locales de l’agroalimentaire et de la logistique et le Min d’Avignon.

Le Geiq Geste rassemble une douzaine d’entreprises locales, dont Agis Avignon, le Coq noir, Florette, Charles et Alice, Suclo Montage et logistique. Il a été constitué en 1994 par des dirigeants d’IAA souhaitant mutualiser leurs emplois temporaires et surtout trouver les qualifications qui leur manquaient dans un bassin d’emplois où les chômeurs abondent.

Les Geiq ont la vocation de qualifier un « public prioritaire » de jeunes de moins de 26 ans sans qualification, des personnes contraintes à la reconversion, des demandeurs d’emploi de plus de 45 ans, handicapés, ou chômeurs depuis plus d’un an, etc.

Prise en charge de formations

« Le Geiq établit des contrats de professionnalisation qui aboutissent à des qualifications ou des diplômes, explique la directrice, il prend en charge les formations. » Les qualifications obtenues sont « soit un CQP, soit, depuis quelque temps des diplômes de niveau Bac +1, comme celui de conducteurs de systèmes automatisés », précise-t-elle. Les entreprises, de leur côté, accueillent les salariés en formation avec des tuteurs.

« Le Geiq apporte aussi d’autres soutiens aux travailleurs, comme l’aide à l’obtention d’un crédit solidaire pour acheter un véhicule, ou à la recherche d’un emploi. C’est vraiment de l’accompagnement socioprofessionnel, très individualisé », complète la responsable. Elle et son président veulent faire connaître l’intérêt réel qu’ont les entreprises à constituer ou rejoindre des Geiq : bénéficier de la souplesse de l’embauche pour moins cher que l’intérim, comme des groupements classiques, mais aussi fidéliser les salariés et bénéficier de leur montée en compétences. Le Geiq Geste affiche en effet un taux d’embauche proche de 80 % de ses personnes formées dans les entreprises.

Une convention choisie pour des groupements d’employeurs plus pertinents

Le Centre de ressources pour les groupements d’employeurs (CRGE) a fait en juin plusieurs propositions pour améliorer l’attractivité des GE. L’une d’elles est la constitution d’une convention collective d’entreprise propre à un groupement multisecteurs. À ce jour, sa convention collective de branche est celle choisie par les adhérents parmi leurs conventions collectives. Elle se révèle souvent « presque toujours inadaptée aux différents secteurs », selon le CRGE. Encouragé par les ordonnances de réforme du Code du travail, le CRGE envisage d’impulser la négociation d’accords régionaux pour les groupements d’employeurs.

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