Produits laitiers : les échanges mondiaux battent un nouveau record, croissance forte de l’UE
Les collectes laitières très dynamiques dans le monde engendre une forte dynamique du commerce mondial de produits laitiers. L’Union européenne en profite, notamment pour ses exportations de poudre de lait écrémé, disponible et compétitive. Néanmoins les importations chinoises de produits laitiers poursuivent leur chute. Sur les derniers jours en revanche, on constate un retour de la pression baissière sur les prix des produits laitiers industriels.
Les collectes laitières très dynamiques dans le monde engendre une forte dynamique du commerce mondial de produits laitiers. L’Union européenne en profite, notamment pour ses exportations de poudre de lait écrémé, disponible et compétitive. Néanmoins les importations chinoises de produits laitiers poursuivent leur chute. Sur les derniers jours en revanche, on constate un retour de la pression baissière sur les prix des produits laitiers industriels.
Les échanges mondiaux de produits laitiers ont de nouveau progressé en janvier, dépassant en matière sèche leur niveau d’un an plus tôt de 1,9 %, selon Global Dairy. Sur la période novembre-janvier, ils ont bondi de 6,8 % pour atteindre un plus haut historique. Ce sont le fromage, les poudres de lait écrémé et le beurre qui ont alimenté cette croissance, tandis que la tendance était baissière en poudre de lactosérum et matières grasses anhydres, et stable en poudre de lait entier.
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Les exportations de poudres de lait de l’UE bien orientées
C’est en Europe que la croissance des exportations était la plus forte, puisque l’UE pèse pour plus de la moitié des volumes supplémentaires échangés sur novembre-janvier. En matière sèche, les exportations communautaires de produits laitiers ont progressé de 4,3 % en janvier. Les exportations de fromages se sont néanmoins tassées, notamment vers le Royaume-Uni, l’Algérie et la Libye, malgré un rebond vers le Japon. Mais les envois européens de poudre de lait écrémé demeurent très dynamiques grâce à de bonnes disponibilités à prix compétitifs. L’Égypte et l’Arabie saoudite ont acheté la majeure partie des volumes supplémentaires en janvier, ces pays cherchant à alimenter leurs stocks, car ils craignaient à juste titre une dégradation de la situation au Moyen-Orient.
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Les exportations européennes de beurre ont, de leur côté, bondi de 23,7 % en janvier par rapport à un très bas niveau de janvier 2025. Les envois de poudre de lait entier ont progressé de 1,5 % là aussi par rapport à de bas niveau un an plus tôt.
L’Afrique du Nord aux achats de produits laitiers, pas la Chine
En face, c’est l’Afrique du Nord qui a le plus contribué à la croissance des importations en janvier (un tiers des volumes supplémentaires), notamment de poudre de lait. Suivent le Moyen-Orient, et la Chine, très en retrait.
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La Chine n’est d’ailleurs pas revenue en février puisque Global Dairy annonce des achats en baisse de 16,6 % en équivalent matière sèche. La baisse est notamment de 13,8 % pour la poudre de lait entier, de 38,8 % pour la poudre de lait écrémé, de 20,7 % pour le beurre et de 57,8 % pour les matières grasses anhydres. En revanche, les importations de fromages progressaient de 22,6 % sur un an, c’est le sixième mois consécutif de hausse.
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Ralentissement du marché laitier sur fin mars
Toutefois, à partir de la seconde quinzaine de mars, le marché des produits laitiers a donné des signes de tassement. Les importateurs disposaient de stocks, tandis que les exportateurs voyaient leurs disponibilités progresser et les conditions de transport bouleversées par la guerre au Moyen-Orient. La demande en retrait se traduit par un marché plus poussif et des prix qui tendent à se tasser en Europe comme dans le reste du monde. Seule la poudre de lactosérum échappe à la morosité soudaine.